Smartphone : la succession s’organise dans la famille Motorola RAZR

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Smartphone : Motorola passe au RAZR Maxx

Motorola dissipe le voile d’abstraction qui subsiste entre grand public et entreprises pour ratisser large avec son nouveau smartphone RAZR Maxx. En point d’orgue, la robustesse du châssis et l’autonomie de la batterie.

Motorola distille au petit trot les innovations apportées à sa gamme de smartphones RAZR dont le dernier-né, dénommé Maxx, se veut le compagnon idéal du salarié mobile, avec à son actif deux arguments : une robustesse à toute épreuve et une autonomie sans égal.

Le constructeur reprend les fondamentaux des précédents RAZR. Passé l’alliance d’un châssis Kevlar ultra-résistant et d’un revêtement Gorilla Glass, le constructeur américain se complaît à mettre en avant ces quelque 17 heures et demie de conversation sur une seule charge de la batterie à 3300 mAh.

Globalement au beau fixe, l’autonomie plafonne à 7 heures en navigation Internet et 15 heures en lecture vidéo que l’on pourra supposer être tout au plus de la haute définition à 720p. Dans l’absolu, c’est autant, voire plus qu’une tablette numérique conventionnelle et presque deux fois mieux que son prédécesseur, qui dépassait difficilement les 10 heures en appel GSM. Au rendez-vous d’une offre orientée multimédia, la capture vidéo en Full HD, un double microphone avec suppression de bruit et d’écho acoustique, ainsi qu’une connectivité sans fil Bluetooth 4.0 et Wifi 802.11n.

L’étoffe d’un champion

Le Maxx pâtit de ces caractéristiques dans sa forme : si l’embonpoint ne transparaît guère, à 9 mm d’épaisseur, la pesée l’affiche à 145 grammes, quand bien même il n’embarque qu’une dalle Amoled de 4,3 pouces en 540 x 960 points. À titre comparatif, la cure d’amaigrissement a davantage souri au Samsung Galaxy S3, répertorié à 133 grammes en dépit de l’écran de 4,8 pouces qu’il embarque.

En contrepartie, le nouveau fleuron de Samsung peine à inspirer la solidité. Un bon point pour Motorola, qui se fourvoie toutefois à restreindre son offre à un processeur double cœur cadencé à 1,2 GHz. Aux antipodes, le S3 a passé le cap du quadricœur. L’échelle tarifaire ne s’en ressent pourtant que dans une moindre mesure : 569 euros TTC sans abonnement pour le RAZR MAXX, contre un peu plus de 600 euros pour son rival.

Résumer la problématique à une telle comparaison entre ces prétendus ennemis attitrés revient néanmoins à faire table rase de leurs raisons d’être respectives : similaires à bien des égards, les deux terminaux ne semblent pas tout à fait jouer pas dans la même cour. Smartphone grand public par définition, et BtoB par essence, le RAZR Maxx ne saurait leurrer le quidam avec ce qualificatif business que lui attribue Motorola.

Une application vous manque…

Reste que les arguments marketing font défaut côté logiciel. L’écosystème applicatif atteint vite ses limites, d’autant plus que le système d’exploitation livré en standard n’est pas Android Ice Cream Sandwich (4.0), mais sa déclinaison Gingerbread, en 2.3.6. Une mise à jour est dans les cartons, sans plus de précisions pour l’heure. Les conclusions s’avèrent autrement plus accablantes : d’un RAZR à l’autre, rien ou presque n’a changé au chapitre logiciel.

Son passage sous pavillon Google entériné au prix d’une patience de bénédictin, Motorola, dans un élan d’optimisme, avait pourtant laissé escompter des innovations à foison pour les mois à venir. Déficitaire sur son dernier exercice annuel, le groupe télécoms est parvenu à relancer un tant soit peu la machine au premier trimestre 2012 avec 5 millions de smartphones écoulés. Les faveurs du grand public semblent encore lui faire défaut sur le marché européen, si bien qu’une réorientation stratégique vers les entreprises n’est pas à proscrire. Pour prendre à terme la place de RIM et ses BlackBerry ?


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