Révolution ARM : des netbooks à moins de 100 euros ?

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Révolution ARM : des netbooks à moins de 100 euros ?

Des netbooks Android 4.0 à moins de 100 euros pourraient bientôt déferler en France. L’Anglais ARM tient-il là la clé pour investir un marché jusque-là réservé aux puces x86 ?

L’architecture ARM truste aujourd’hui la plupart des secteurs du marché des processeurs… hormis les PC classiques et les serveurs, chasses gardées des puces x86. Bien que, du côté des serveurs, les choses semblent évoluer rapidement.

Pour les notebooks, les constructeurs asiatiques ont adopté une approche classique, mais ô combien efficace : casser les prix. Jusqu’à l’année dernière, les ordinateurs portables à moins de 100 euros TTC adoptaient systématiquement un processeur ARM poussif et Windows CE. Celui que nous avions présenté fin 2010 a connu un large succès, malgré ses caractéristiques très limitées.

100 euros pour une machine complète

Les ordinateurs portables qui commencent à apparaitre aujourd’hui sur le marché sont bien plus intéressants. Architecturés autour du système d’exploitation mobile Android 4.0, ils peuvent accéder à une importante logithèque, sans toutefois devoir afficher des caractéristiques aussi avancées que celles des notebooks Windows. Une parfaite équation pour les constructeurs.

En témoigne cette offre repérée par Liliputing et Blogeee : un processeur monocœur Cortex-A8 Allwinner A10 cadencé à 1,1 GHz, 512 Mo de mémoire vive, 4 Go d’espace de stockage et une connectique très complète (lecteur de cartes SD, trois ports USB, un connecteur Ethernet, un module Wifi, etc.). L’écran est un modèle de 10,1 pouces présentant une résolution de 1024 x 600 points.

Bon point, cette machine est affichée au prix de vente de 500 yuans, soit 62,40 euros HT. Il est donc envisageable (une fois payées les taxes et les marges des distributeurs et revendeurs) de disposer de ce netbook dans l’Hexagone à moins de 100 euros TTC.

Android 4.0… en attendant mieux

Android est une solution massivement utilisée dans le monde des terminaux mobiles. Les constructeurs asiatiques comptent capitaliser sur la popularité de cet OS afin de proposer des machines portables à bas coût capables d’attirer un large public.

Certes, Android n’est pas un OS desktop traditionnel, mais l’arrivée prochaine d’applications comme la suite bureautique LibreOffice, le navigateur web Google Chrome et VLC media player, pourrait crédibiliser un peu plus cette solution dans ce secteur.

Malgré les qualités d’Android 4.0, il faudra cependant attendre l’arrivée d’offres plus classiques (comme Ubuntu) pour permettre à ces notebooks ARM low cost de lutter à armes égales avec les machines x86 Windows.

Crédit photo : Shanzhaiben.com


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