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Capgemini : les syndicats s’écharpent sur la négociation salariale

« La CFDT et la CGT diffusent l’information comme quoi moins de 40 % des salariés ont été augmentés. C’est faux. » Le ton est donné chez la CFTC Capgemini. En toile de fond, la NAO (négociation annuelle obligatoire) au sein de l’ESN.

Pour le moment, pas d’accord signé. Et des tensions qui commencent à se manifester « sur le terrain ». Plusieurs opérations débrayage/déconnexion ont eu lieu ces dernières semaines. À la baguette, une intersyndicale réunissant CFDT, CGT, FO, Lien-UNSA, Solidaires et Usapie.

La CFTC n’est pas de cette intersyndicale. Tout comme la CFE-CGC. Cette dernière se déclare « d’accord sur le fond du sujet », mais affirme ne pas avoir rejoint la boucle en raison de « pratiques qui ne respectent pas le pluralisme ». Elle regrette plus précisément de ne pas avoir été conviée lorsque les syndicats se sont réunis pour la première fois le 6 avril.

Les résultats annuels de Capgemini – 240 M€ de bénéfice pour la France, notamment – ont donné du grain à moudre à l’intersyndicale. Ceux du 1er trimestre 2022 aussi.

Salaires.. et indemnités kilométriques

Une revendication unit l’intersyndicale : une augmentation générale de 2500 €. Mais en son sein même, il y a des divergences. La CFDT, par exemple, a formulé les désidératas suivants :

– Une revalorisation de salaire collective de 3000 euros brut par an pour les salariés dont le salaire est inférieur ou égal à 41 136 euros
– 2250 € pour ceux dont le salaire est compris entre 41 137 et 61 704 euros
– 1750 € pour ceux dont le salaire est compris entre 61 705 et 82 272 euros

Du côté de la CFE-CGC, on demande une revalorisation de 1000 € jusqu’à 43 004 euros de salaire. Et de 600 € au-delà jusqu’à 61 704 euros. On exige par ailleurs une réévaluation des indemnités kilométriques, à raison de 10 centimes/km.

Un 19 mai sous tension chez Capgemini ?

En avril, la direction a accepté le principe d’une revalorisation des indemnités kilométriques… pour les salariés qui parcourent plus de 5000 km/an. Elle a aussi consenti 100 € de plus sur son programme de rattrapages salariaux. Désormais, il est question, pour ceux qui n’ont pas eu d’augmentation depuis deux ans, d’une rallonge de 800 € brut sur les salaires inférieurs à 43 004 euros. Et de 450 € pour les salaires entre 43 005 et 51 096 euros.

L’intersyndicale considère que ces rattrapages n’engloberont qu’un salarié sur six. Quant aux augmentations individuelles, elle estime que plus de 6 salariés sur 10 en seront exclus. C’est là que la CFTC s’inscrit en faux. Dans les grandes lignes, son raisonnement est le suivant :

– 63,1 % augmentés à titre individuel
– Avec le turnover élevé, on peut considérer que 20 % des salariés ne sont pas éligibles à une augmentation
– Restent donc un peu moins de 20 % des salariés éligibles mais non augmentés

L’intersyndicale a appelé à une grève le 19 mai, jour de l’AG des actionnaires.

Illustration principale © XAVIER POPY/REA

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