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EPEI (Daniel Kretinsky) vise Atos : les axes directeurs de sa proposition

Scinder Atos ou le réunifier ? Alors que Onepoint a choisi la deuxième option, EPEI n’a « pas de position dogmatique » à ce sujet.

La société d’investissement de Daniel Kretinsky le fait savoir dans son offre de reprise du groupe français. Pour réaliser cette opération, elle s’associe à l’entreprise britannique de gestion d’actifs Attestor… comme elle l’a déjà fait dans le cadre de la restructuration de Casino.

EPEI est d’autant plus familier du dossier Atos qu’il avait cherché à prendre le contrôle de Tech Foundations. Une piste officiellement ouverte en août 2023 et finalement abandonnée en février 2024. Ces démarches lui ont permis d’obtenir diverses autorisations – y compris de la part de la Commission européenne – sur lesquelles il compte capitaliser.

Eviden, un bon parti… sur le papier ?

Le consortium EPEI-Attestor constate que les marchés financiers perçoivent plus favorablement Eviden. Mais souligne qu’il appartient de réévaluer sa situation à la lumière des rumeurs de rupture de gros contrats. Comme Onepoint, il envisage la cyber comme moteur de synergies avec Tech Foundations. Pour ce qui est des bénéfices d’une scission, il donne l’exemple de Kyndryl, qui, séparé d’IBM, a divisé par deux ses pertes entre 2022 et 2023. Tout en reconnaissant que « maintenir la cohésion » du groupe peut se justifier par des « complexités internes »…

Le consortium n’exclut pas de fusionner des business units avec les activités d’autres acteurs. Ou de les leur vendre. Il songe aussi à des joint-ventures. Contrairement à Onepoint, pas d’engagement de maintien d’effectif. En parallèle, la proportion de juniors augmentera, comme la délocalisation, reflétant un modèle axé sur la profitabilité plutôt que le revenu.

EPEI veut injecter 600 M€

Tandis que OnePoint prévoit une augmentation de capital de 500 M€ à laquelle il souscrira pour partie, EPEI monte à 600 M€… qu’il investira intégralement. L’opération sera ultra-dilutive pour les actionnaires, qui détiendront alors à peine 1 % du capital.

Comme OnePoint, EPEI envisage l’injection de 1,3 Md€ en facilités de crédit. Toutes à échéance 5 ans. Une partie (500 M€) sous forme de crédit renouvelable « ou d’un autre instrument aussi flexible » ; d’autres en affacturage (300 M€) et en nouvelles lignes de garanties (500 M€).

La dette sera renégociée à hauteur de 450 M€ pour tous les créanciers existants. Cette estimation se fonde sur une hypothèse : que la vente* de WorldGrid (gestion de l’énergie) et des activités « souveraines » dégage un produit de 1,2 Md€. Sur ce volet, rien n’est effectivement encore acquis. L’État français est entré en jeu dans l’optique d’acquérir lesdites activités souveraines (Advanced Computing, Mission-Critical Systems et Cybersecurity, actuellement dans la division BDS).

Une partie de la dette existante sera convertie en un  « instrument contingent ». Ses porteurs pourront recevoir des versements sur les produits des cessions d’activités du segment Digital. En l’occurrence, 40 % de tout valeur dégagée au-delà de 1,25 Md€ en cas de cession complète.
Le consortium proposera une compensation en liquidités « à valeur juste » au cas où les transactions envisagées ne se réalisent pas.

* Le produit des ventes des activités souveraines ira prioritairement au remboursement du financement intermédiaire non intégré à la nouvelle dette ou aux lignes d’affacturage.

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