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Next Two : Renault avance sur la piste de la voiture robotisée

Déjà présent en 2012 avec la présentation de sa tablette connectée R-Link, Renault est revenu sur l’édition 2013 du salon LeWeb (du 10 au 12 décembre, en région parisienne), avec cette fois un projet pilote. Next Two – c’est son nom – apparaît comme une évolution de R-Link. Comme la tablette vue en 2012, le système, basé sur Linux, vise à proposer au conducteur et à ses passagers tout un ensemble de services de divertissement et de communication. Sauf que, cette fois, le constructeur ne se positionne plus comme un gestionnaire de magasin applicatif, mais compte intégrer les services HTML 5 disponibles sur le Web. En les adaptant à l’interface de la tablette intégrée à la voiture et à l’expérience attendue au sein d’un habitable.

Autre évolution majeure : là où R-Link se limitait à la dimension ludique, Next Two intègre des fonctions de délégation de conduite. En dessous de 30 km/h, Renault prévoit, sur des zones bien identifiées (par exemple le périphérique parisien), de laisser le véhicule se débrouiller de façon autonome dans la circulation, permettant au conducteur d’utiliser les fonctions de connectivité de la voiture pour communiquer ou se divertir.

Sélectionner la meilleure connectivité à tout instant

Bien entendu, l’arrivée de ces fonctions de délégation de conduite et le basculement entre ce mode et la conduite manuelle amènent toute une série de fonctionnalités relatives à la sécurité. Par exemple, si le conducteur initie une visio-conférence en mode délégation de conduite et doit reprendre le véhicule en main à un moment donné, la vidéo sera coupée pour éviter de le perturber. Selon Frédéric Mathis, chef de projet innovation chez Renault, la Zoé intégrant Next Two a déjà roulé plus de 5 000 km sur circuit fermé. Et le constructeur au losange espère disposer des autorisations nécessaires pour poursuivre ses tests sur routes ouvertes dès 2014. Renault espère une commercialisation entre 2018 et 2020.

Le système repose pour une large part sur la connectivité de la voiture, assurée par un modem co-développé avec le CEA. Ce dernier est censé faire basculer le système sur le meilleur réseau disponible à un instant t. C’est la raison de l’accord signé récemment entre Orange et le constructeur sur la 4G. Renault imagine toutefois aller plus loin avec, par exemples, des bornes Wi-Fi installées chez ses concessionnaires ou via le réseau que crée de facto les véhicules connectés (la bande passante étant alors répartie et distribuée de point en point).

Mais le système est aussi en mesure de gérer une communauté de smartphones (ceux des passagers et du conducteur) afin de leur offrir de la connexion ou de les géolocaliser lorsqu’ils se trouvent en dehors du véhicule.

En complément :
Regarder l’interview de Pierre Sigrist, Visteon, équipementier partenaire du projet Next Two

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