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IBM France : un plan social majeur prend forme

Mise à jour du 24 novembre 2020 à 11 h 51 : sur demande de la CFDT IBM, nous retirons le tableau des suppressions de postes qu’a publié le syndicat et que nous avions repris pour illustrer cet article. Et le remplaçons par celui de la CFE-CGC.

IBM France devrait-il lancer un « plan Marshall formation » ? Sa section CFDT l’y avait publiquement invitée début novembre, au sortir d’un CSE central extraordinaire. À cette occasion, la direction avait officialisé une information donnée la veille au Comité européen : la perspective d’un plan social. Elle n’avait alors pas communiqué de volumétrie. Mais avait laissé entendre que la démarche engloberait toutes les entités du groupe. Et qu’elle pourrait impliquer des départs contraints.

À l’issue du comité social paritaire du 12 novembre, la situation n’était globalement pas plus claire. Il a fallu attendre la réunion de négociation du 20 novembre pour voir IBM France annoncer une fourchette : 1 180 à 1 385 postes. Soit environ un quart du personnel. Le tableau ci-dessous (source CFE-CGC) résume la situation par BU.

L’initiative s’inscrit dans la restructuration mondiale d’IBM. En Europe, il est question de supprimer quelque 10 000 emplois. L’Allemagne (2 400) et le Royaume-Uni (1 900) en particulier paieraient un lourd tribut.

IBM France vise une signature en janvier 2021, pour des départs à partir de mai. Les bases de négociation sont les mesures sociales du plan de départs volontaires de Montpellier. Entériné en avril dernier, il ne concernait que l’entité Systems Supply Chain.

En attendant NewCo

La direction devrait annoncer les chiffres définitifs le 8 décembre, avec la convocation pour la réunion du CSE-C du 16 décembre. Elle a rappelé suivre une procédure différenciée de la « scission NewCo ». Laquelle implique la partition d’IBM en deux sociétés. D’un côté, NewCo, qui reprendra les activités d’infogérance (division GTS). De l’autre, RemainCo.

« Nous avons déjà connu des plans avec un nombre de réduction [sic] de postes important, commente la CFTC. Mais nous étions alors beaucoup plus nombreux et il était plus ‘simple’ de trouver un nombre de volontaires suffisants [sic]. »

« Lenovo, à qui l’on a revendu les ordinateurs personnel [sic] de la série X puis les serveurs X (avec le personnel qui y était attaché) parce que ce n’était soit disant [sic] pas rentable, fait des bénéfices monstrueux », remarque pour sa part la CFE-CGC.

Du côté de l’UNSA, on réaffirme avoir l’objectif du « zéro licenciement contraint ». Et on invite IBM France à établir un plan « largement plus incitatif » que celui de Montpellier, « d’autant que le contexte de la crise Covid n’incite pas aux projets professionnels extérieurs à IBM ».

Illustration principale via Adobe Stock

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