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cortAIx : la recherche IA de Thales fait une escale à Montréal

Thales va ouvrir à Montréal un Centre de Recherche et Technologie qui va se concentrer sur l’intelligence artificielle audacieusement appelée cortAIx.

C’est le fruit d’une collaboration avec plusieurs instituts scientifiques : MILA (Institut Québécois d’Intelligence Artificielle), IVADO (Institute of Data Valorization), l’Institut d’Intelligence Artificielle du Québec et l’Institut Vector de Toronto.

cortAIx devrait accueillir une cinquantaine d’emplois de chercheurs et de développeurs experts en IA. Ce centre de recherche technologique a vocation à « promouvoir des applications sûres et éthiques d’intelligence artificielle pour le portefeuille de produits Thales ».

Le Québec est devenu un hub dans cette exploration technologique qui passionne les géants du numérique.

Mi-septembre, Facebook annonçait son intention d’ouvrir un quatrième labo IA à Montréal (après New York, Paris et Menlo Park dans la Silicon Valey). Google et Microsoft (à travers le rachat de la start-up Maluuba) ont déjà pris position.

IA : comment Thales monte en puissance

En matière d’IA, le groupe français d’électronique de pointe pour l’industrie et la défense insiste sur « le contrôle de l’homme » pour les prises de décisions.

Logiquement, les travaux seront orientés vers les profils des entreprises clientes de Thales : compagnies aériennes, opérateurs de satellites, opérateurs de transport, forces armées, gestionnaires d’infrastructures…Tout en prenant en compte le contexte d’environnement : mer, terre, altitude, espace.

Sous la houlette du P-DG Patrice Caine, Thales renforce son expertise dans le domaine de l’intelligence artificielle. Le groupe français assure qu’il a investi plus d’un milliard d’euros sur les trois dernières années pour prendre possession de « technologies clés ».

La firme technologique a récemment acquis Guavus (USA, big data) et Vormetric (chiffrement des bases de données).

Au-delà de l’exploitation de l’IA dans ses propres apps, elle concentre en amont des ressources d’innovation.

Comme on a pu le constater mi-septembre avec la présentation du « premier nano-neurone artificiel capable de reconnaissance vocale » (des chiffres prononcés par différents locuteurs en fait).

Fruit d’une collaboration avec le CNRS et des chercheurs américains et japonais, il est perçu comme une « avancée clé » pour l’intelligence artificielle et ses applications.

En termes de déploiement, Thales a annoncé un investissement de 150 millions d’euros sur trois ans pour créer prochainement une Digital Factory à Paris qui réunira 150 experts sous la forme d’une « plateforme numérique de services industriels ».

Celle-ci se concentrera sur ses ses cinq principaux marchés : aéronautique, spatial, transport terrestre, défense et sécurité.

Le groupe a également investi Station F du nom du méga-incubateur parisien de Xavier Niel pour piloter un programme de cybersécurité.

(Crédit photo : Thales)

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