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L’armée américaine cyber-attaquée par l’Etat Islamique

La guerre que mène l’armée américaine contre l’Etat Islamique (EI) se déplace sur les réseaux sociaux. Les comptes Twitter et YouTube du Centcom ont été piratés, dans la matinée de lundi 12 janvier. Le Centcom est le commandement militaire qui supervise les opérations militaires dans des zones sensibles comme l’Irak, la Syrie et l’Afghanistan. Revendiqué par un groupe djihadiste de l’ISIS (Islamic State in Iraq and Greater Syria), ce piratage a entraîné une suspension d’une demi-heure de l’exploitation des médias sociaux en question, le temps que les services de l’armée US fassent le ménage. Le compte YouTube reste fermé à l’heure où nous écrivons ces lignes.

Une cyber-blague

L’Armée minimise la portée de l’incident. « Un acte de vandalisme (…) à peine plus qu’une cyber-blague », a tenté de rassurer le colonel Steven Warren, rapporte ITespresso.fr. Si aucun vol de documents classifiés n’est reconnu, des données personnelles d’officiers ou de soldats américains ont été publiées. « C’est Twitter qui a été piraté, pas le Centcom », nuance l’armée américaine.

Il n’en reste pas moins que, dans un message posté sur Pastebin, le groupe djihadiste déclare : « […] nous avons pénétré vos réseaux et vos terminaux personnels et nous savons tout de vous. […] Nous sommes dans vos PC, dans chaque base militaire […] nous sommes dans Centcom maintenant. Et nous ne nous arrêterons pas. Nous savons tout de vous, vos femmes et enfants. Soldats américains, nous vous surveillons. » Des menaces à peine voilées et complétées de 4 liens visant à prouver les dires.

Renforcer la protection des données personnelles

Les deux premiers liens, postés sur 4shared.com, ont été supprimées par la plateforme de partage. Les deux autres, publiés sur Deposite File, se présentent sous formes de fichier fichiers ZIP (us_army_files.zip et war_scenarios.zip) qui s’avèrent, lorsqu’on initie le téléchargement, être des fichiers exécutables, potentiellement infectieux.

Ce piratage fait néanmoins mauvais effet alors que, aux États-Unis, le président Barack Obama présentait parallèlement plusieurs projets de loi qui ont pour vocation de renforcer la protection des données personnelles sur Internet. « Nous prendrons les mesures appropriées pour alerter quiconque est potentiellement affecté aussi rapidement que possible », assure le Centcom sur son site. Un cyber vandalisme pris au sérieux, donc.


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