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SFR et Bouygues Telecom partagent leurs réseaux mobiles 2G, 3G et 4G

Les négociations exclusives initiées dans le courant de l’été autour d’un accord de mutualisation du réseau mobile entre SFR et Bouygues Telecom ont abouti. L’accord entre aujourd’hui, lundi 3 février, officiellement en vigueur, avec un peu de retard sur le calendrier initial qui prévoyait une signature pour la fin 2013. L’accord vise à améliorer la couverture des réseaux mobiles pour les clients respectifs des deux opérateurs tout en leur permettant d’optimiser leurs investissements.

57% de la population concernée

Concrètement, le partage des infrastructures se concentrera sur les zones moyennement et peu denses, soit 57% de la population. Les 32 agglomérations de plus de 200 000 habitants, resteront opérées en propre par chacun des deux opérateurs, comme l’impose la réglementation.

La mise en œuvre de l’accord passera par la création d’une co-entreprise chargée de gérer le patrimoine des sites radio mis en commun. Il s’agit notamment d’éviter la remontée des données sensibles, commerciales, techniques ou autres, des abonnés vers la maison mère concurrente. Car l’accord s’appuiera en parallèle sur une prestation de service de partage de réseau d’accès radioélectrique (RAN-sharing) sur les fréquences 2G, 3G et 4G. Autrement dit, un client SFR pourra être accueilli sur un réseau Bouygues Telecom tout en bénéficiant des services de son opérateur habituel et inversement. La finalisation de la mise en commun des équipements concernés est programmée pour la fin 2017.

Les conditions de l’Arcep

L’initiative est accueillie favorablement par l’Arcep (Autorité de régulation des communications électroniques et des postes) qui rappelle que le principe d’accord de mutualisation de réseaux mobiles est encouragé par le cadre d’attribution des autorisations d’utilisation de fréquences 4G élaboré en 2011. « De tels accords peuvent constituer pour les opérateurs un moyen de réduire leurs coûts et d’apporter des gains aux utilisateurs, en matière d’extension de la couverture et d’amélioration de la qualité de service des deux opérateurs ».

A condition que « les opérateurs [restent] autonomes les uns des autres, en matière stratégique et commerciale » et que l’accord ne cherche pas à évincer la concurrence. On pense effectivement à Free qui, s’il n’est pas accueilli sur le réseau mobile mutualisé, pourrait se retrouver isolé avec, au bout du compte, le risque de ne pas être en mesure d’atteindre ses obligations de couverture 3G et 4G.

Fin novembre, Free a demandé à entrer à son tour dans la boucle des négociations de la mutualisation. Si cette initiative a suscité un certain nombre d’échanges de courriers entre Bouygues Telecom et Iliad, la demande de Free reste, pour l’heure, lettre morte.


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