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Doit-on se débarrasser du département IT ?

Les départements informatiques ne sont pas que des gardiens du back-office, ils contribuent à la création de valeur. Il serait donc moins question de s’en « débarrasser » que de l’adapter, comme le suggère un article récent du Wall Street Journal rédigé par Joe Peppard Principal Research Scientist à la MIT Sloan School of Management.

Voici trois raisons à prendre en compte dans ce domaine :

1. Les technologies font partie du business

A l’heure du low-code, des applications et des services cloud déployés dans l’entreprise, les technologies font partie du business. Elles sont considérées comme l’un des principaux leviers permettant de soutenir l’agilité et l’efficacité opérationnelle des organisations.

De surcroît, les directions générales tendent à s’appuyer davantage sur leurs décideurs IT, directeurs des systèmes d’information (DSI) et des technologies (CTO). C’est ce que montre une enquête menée par l’IBM Institute for Business Value avec Oxford Economics.

2. L’IT contribue à la création de valeur

L’alignement entre performances technologiques et objectifs commerciaux est un enjeu clé. Toutefois, selon une autre étude promue par Dynatrace, 9 DSI sur 10 considèrent que la contribution des équipes IT à la création de valeur est freinée par des résistances internes et un fonctionnement en silos. Or, le manque de collaboration entre équipes métiers et IT, couplé à la multiplication d’outils de monitoring et d’analyse de données coûteraient aux organisations « des centaines d’heures et des millions de dollars chaque année ».

Malgré tout, la numérisation accélérée des entreprises conforte le rôle des DSI. Il reste que la centralisation de l’IT est peu adaptée à l’hybridation du travail et de l’environnement informatique ou encore à l’évolution des menaces de sécurité cyber.

Comme l’a souligné un responsable SI dans les colonnes de CIO, les départements IT ont intérêt à travailler en coopération avec un ensemble pluridisciplinaire de spécialistes (technologies, opérations, gestion du changement, etc.). Ceux-ci peuvent opter pour un modèle qui mette en exergue la rapidité de déploiement et le développement produit.

3. Des garde-fous sont nécessaires

« Il est important de noter que cela ne signifie pas que n’importe qui peut faire n’importe quoi en matière de technologies. La décentralisation [dans ce domaine] nécessite également une certaine centralisation », tempère dans son article du quotidien de Wall Street Joe Peppard.

Pour le chercheur de la MIT Sloan School of Management, les organisations doivent définir des garde-fous. L’utilisation des mêmes protocoles de sécurité, langages de programmation et plans de création de produits et solutions numériques peut en faire partie.

Dans ce cadre, tous les utilisateurs devraient avoir la possibilité d’activer l’ensemble des leviers nécessaires pour travailler et mener à bien leurs projets.

(crédit photo © Andrea Piacquadio / Pexels)

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