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Google fait vœu de transparence et dénonce les censeurs

Les « gouvernements » censeurs sont passés de 4 en 2002 à plus de 40 en 2009.

Google est interdit dans 25 pays. Publiés le 19 avril par Google, ces chiffres font mal à la démocratie et à la liberté d’expression. Au nom d’une certaine transparence, un peu oubliée certes mais toutefois si chère au moteur de recherche, et en référence à l’article 19 de la Déclaration universelle des droits de l’Homme et du citoyen, « tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression », la firme publie une carte des requêtes gouvernementales qu’il a reçues au second semestre 2009.

Avec cette opération, le moteur de recherche espère que plus de transparence « réduira la censure ». Et afin de clarifier sa position en matière de suppression de contenus, la firme rappelle, via un communiqué publié hier, quelques-unes des règles qu’elle applique : informer les internautes lorsque les requêtes de suppression de contenus les concernent personnellement ou prévenir les créateurs de site lorsque leurs pages sont interdites…

Grâce à cette carte un peu particulière, l’internaute peut consulter le nombre de demandes de « data requests », les informations concernant Google et ses différents produits, et le nombre de demandes « removal requests », les demandes de suppression de contenu sur les différents services du moteur de recherche. La France figure d’ailleurs en haut du tableau, en 5ème position derrière l’Inde et le Royaume-Uni, mais surtout derrière les Etats-Unis et le Brésil, pour les demandes d’information (846) puis en bas du tableau pour les demandes de suppression. C’est sans compter sur la Chine, symbolisée par un point d’interrogation, qui n’autorise pas la divulgation du nombre de demandes qu’elle formule.

Attention, la carte est non exhaustive

Prudence toutefois ! Ces chiffres sont à manipuler avec précaution précise Google dans son FAQ dans la mesure où les informations de la carte ne sont pas complètes à 100 %. Plusieurs explications à ce flou googlien : la carte est limitée dans le temps, aussi selon le type de demande formulée par un gouvernement, elle ne figure pas sur la carte. De même, les pays dont le nombre de requêtes était très « faible » ne figurent pas sur la carte

La veille de la publication de cette carte, le 19 avril, Google donnait aussi davantage de détails sur sa politique de contenus, de suppressions… A titre d’illustration, il citait le cas de la Turquie qui, deux ans auparavant, lui a demandé de bloquer des vidéos qui insultaient le fondateur de la République turque, Mustafa Ataturk. Google s’est exécuté localement, puisque les lois turques interdisent ces pratiques, mais n’a pas donné suite à la requête internationalement.

Pour plus d’informations sur les requêtes envoyées par les « gouvernements », Google conseille de consulter Chilling Effects etOpen Net Initiative.

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