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HP vise la planète HPC avec sa gamme Apollo

A l’occasion de son évènement Discover qui se déroule à Las Vegas, HP a tenu lors de sa première journée à faire un focus sur les serveurs et plus particulièrement sur le HPC. Sur ce point, le constructeur a présenté deux modèles de la gamme Apollo, des racks de serveurs dédiés au calcul haute performance dont l’objectif est de concurrencer des acteurs comme Cray, Fujitsu, IBM, Bull ou SGI.

HP n’est pas un acteur nouveau sur le marché du HPC, mais c’est la première fois qu’il propose des produits packagés pour ce marché. Il a présenté, en premier lieu, Apollo 8000, l’offre haut de gamme qui a la particularité d’être refroidie avec de l’eau (water-cooling). HP a imaginé un dispositif qui s’intègre directement dans le matériel pour dissiper la chaleur produite par les puces et réduire ainsi la consommation électrique. « Nous avons besoin de 26% d’énergie en moins qu’avec le refroidissement par air », affirme Antonio Neri, responsable de l’activité serveurs et réseau de HP. La chaleur collectée peut être ensuite redistribuée pour le chauffage d’autres bâtiments. HP a déjà testé cette technologie auprès du National Renewable Energy Lab à travers le projet baptisé « Peregrine ».

Sur le plan des usages, l’Apollo 8000 vise les applications traditionnelles du HPC que sont la simulation scientifique (climatologie, génomique). Pour l’aspect plus technique, le supercalculateur embarque  jusqu’à 144 serveurs, des ProLiant XL730f équipés de puces Xeon E5 d’Intel reliés par des liens Infiniband. L’Apollo 8000 est disponible en pré-commande pour un prix de base de 500 000 dollars. Selon les versions, la facture dépasse généralement le million de dollars. Il est probable qu’avec cette offre, HP fasse une percée dans les prochains Top 500 des supercalculateurs les plus performants dans le monde.

Le HPC à la portée des entreprises

L’autre annonce porte sur l’Apollo 6000, un supercalculateur qui s’adresse aux entreprises. « La demande pour les applications de HPC est en forte croissance et pas uniquement sur les domaines traditionnels », explique Antonio Neri. Le positionnement de la gamme 6000 vise des applications très gourmandes en calcul pour les entreprises comme la CAO ou la gestion des fraudes pour les banques. Les systèmes 6000 misent sur la modularité et peuvent accueillir jusqu’à 160 serveurs (équipés de puces E3 mono socket ou E5 double cœur et double socket) sur un rack. Sur la partie connectivité, HP propose du Gigabit Ethernet (1 ou 10) et de l’Infiniband. A la différence de la gamme 8000, les systèmes 6000 sont refroidis par air, mais le constructeur se targue d’une réduction de 46% de la consommation énergétique (par rapport à un serveur Dell M620). Les serveurs sont déjà disponibles en pré-commande auprès de HP et à partir du 10 juin pour les partenaires. Le tarif d’un Apollo 6000 débute à 100 000 dollars, mais peut atteindre 500 000 dollars selon les configurations.

Pour les analystes, cette stratégie de HP vers le HPC est judicieuse. En effet pour Steve Conway, analyste chez IDC interrogé par nos confrères du Wall Street Journal, « le marché des serveurs ne connaît pas depuis quelques années une forte croissance, mais le HPC est le seul segment qui devrait afficher un taux de croissance de 7% entre 2014 et 2017 ». Pour Antonio Neri, il ne fait aucun doute que les deux produits annoncés vont stimuler les ventes de serveurs et donner à HP une plus grande visibilité dans le domaine du HPC.

Crédit Photo : Techweekeurope

En complément :

Marc Mendez, Dell : « Proposer du HPC sur mesure sur la base de la gamme standard

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