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MacBook Air : Arm lui va si bien

« Sensationnel », selon Engadget. « Triomphal », d’après The Verge. « Extraordinaire », de l’avis de Gizmodo. La presse IT américaine se montre enthousiaste vis-à-vis du dernier MacBook Air.

Ce nouveau modèle suscite d’autant plus d’attention qu’il fait partie des tout premiers Mac à embarquer un processeur Arm. Apple s’est donné deux ans pour en doter l’ensemble de ses ordinateurs, en remplacement des puces Intel.

Au-delà du silicium, la transition se joue aussi sur le software. Et en la matière, il reste du chemin. D’un côté, on a peu d’applications natives à se mettre sous la dent, hormis celles d’Apple. De l’autre, l’expérience que procure la logithèque iOS reste perfectible. L’absence d’écrans tactiles sur les Mac se fait ressentir, surtout que le design du système d’exploitation s’y prête.

Pour autant, et l’impression est unanime, on est bien au-dessus de ce que propose Windows sur Arm. Y compris avec son porte-drapeau Surface Pro X. On le doit à l’efficacité de la couche Rosetta 2, qui assure la traduction des applications x86.

Que ce soit avec ces dernières ou avec les apps natives, le processeur M1 se distingue sur le rapport performance par watt. Les benchmarks des uns et des autres l’illustrent, aussi bien en monocœur qu’en multicœur. On aura relevé, en particulier, le test que TechCrunch a mené sur une compilation WebKit. En plus de prendre un peu moins de temps que sur un MacBook Pro 16 pouces 2019 (25 min 5 s contre 26 min 56 s), elle a consommé quatre fois moins de batterie (9 % vs 39 %).

MacBook Air : un bon galop d’essai

Sur le volet autonomie, à chacun sa méthode. Ceux qui se sont basés sur la lecture d’une vidéo en continu communiquent des valeurs entre 14 et 16 heures. Chez Wired, on annonce « 38 % restants » après une journée de travail (de 9 heures à 17 heures) essentiellement sur Safari. Et 22 % pour une journée un peu plus longue (9 heures – 19 heures) sur Chrome.

Tous s’accordent sur l’efficacité de la dissipation thermique passive. Et sur le bénéfice que l’absence de ventilateur procure sur le niveau sonore. La rapidité de retour de veille fait également consensus.

Consensus, il y a aussi sur la médiocrité de la webcam, en dépit d’un traitement d’image amélioré. Et sur les limites du SoC M1. Entre autres, la barrière des 16 Go de RAM, la connectique USB restreinte à deux ports et un GPU pas aussi « éclatant » que le CPU.

Conclusion d’ensemble : malgré un potentiel en partie inexploité pour l’heure, la valeur ajoutée est tangible par rapport à des PC portables Windows positionnés sur le même créneau tarifaire. En l’occurrence, de 1 129 à 2 319 € TTC selon les configurations.

Photos d’illustration © Apple

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