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Prosper Marketplace court-circuite les banques

Une nouvelle société, Prosper Marketplace, ouvre une place de marché où les Internautes peuvent effectuer des prêts, ou proposer de l’argent. Publiée ce mois ci, une étude de Forrester, un institut de recherche, se penche sur ce nouveau modèle qui se passe des banquiers. Un marché qui pourrait peser 1 trilliard de dollars (1 millier de milliard)?

Le cousin d’Ebay Cette plate-forme ressemble à un « mixte » d’Ebay et de myplace.com, constate Catherine Graeber, analyste chez Forrester. Acheteurs et vendeurs d’argent s’y rencontrent, court-circuitant banquiers et acteurs financiers en tout genre. Mais, souligne la chercheuse, le succès du projet dépendra de sa capacité à attirer les potentiels prêteurs, à fédérer une communauté, et, également, à maîtriser la fraude et les impayés. Communauté d’argent Aujourd’hui, les technologies collaboratives, comme les blogs ou les ‘wikis’, façonnent de nouvelles interactions sociales, où le pouvoir ne réside plus entre les mains des institutions, mais entre celles des communautés, et non plus des institutions, observe Catherine Graeber. Et Prosper Marketplace en représenterait l’application dans le domaine financier.Concrêtement, les potentiels emprunteurs se présentent via des formulaires qui incluent des données personnelles, le montant du prêt souhaité (à partir de 25.000 dollars), ainsi que d’un taux d’intérêt. Puis, pendant 3 à 10 jours, les prêteurs font leur proposition, pour la totalité ou une partie de la somme. Afin de minimiser les risques, le site les encourage à diversifier leurs interlocuteurs. Qu’ils sélectionnent manuellement, ou en utilisant des outils de tri, à partir de critères comme le montant du prêt, ou les taux. De la mise en relation au paiement Après avoir permis cette mise en relation, la plate-forme prend en charge la transaction et le paiement. Elle crédite le compte bancaire de l’emprunteur. Et les paiements mensuels des remboursements sont débités automatiquement. Règle générale : tous les prêts doivent être remboursés en trois ans. En cas de défaillance, l’emprunteur fautif sera légalement considéré comme n’ayant pas honoré un paiement de carte bancaire. Les banques ne sont pas encore à la rue Quant à la société, elle encaisse 1% côté emprunteur, et 0,5% côté prêteur -donc comme le ferait une banque… Si, auprès des fondateurs de la société, une telle plate-forme pourrait créer un climat de confiance, et répondre aux attentes des consommateurs qui cherchent des taux minimaux, Forrester note toutefois que le marketing viral prévu semble insuffisant, que les attentes des emprunteurs risquent d’être irréalistes, et que les prêteurs pourraient bien être découragés par d’éventuelles fraudes. A voir, donc.

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