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L’Arcep place les fréquences mobiles au service du très haut débit fixe

L’attribution de nouvelles fréquences mobiles va se poursuivre en 2017. A travers une consultation publique ouverte jusqu’au 6 mars prochain, l’Arcep (Autorité de régulation des communications électroniques et des postes) invite les acteurs du secteur à donner leur avis sur l’usage de nouvelles bandes de fréquences 2,6 GHz (dans la largeur 2570-2620 MHz) et 3,5 GHz (3400-3600 MHz), ainsi que sur leurs modalités d’attribution.

Selon le régulateur, ces bandes de respectivement 50 MHz et 200 MHz pourraient servir à la 4G (LTE) et, prochainement, à la 5G, afin de fournir des accès Internet mobiles à très haut débit mais aussi aider à la transformation numérique des entreprises ou encore adresser les besoins de l’Internet des objets (IoT). L’usage de ces futures fréquences pourrait notamment constituer des alternatives au FTTH (fibre optique à domicile) pour mettre en œuvre les accès fixes très haut dans les zones où les infrastructures filaires sont difficiles à déployer (ou trop onéreuses). Ce dernier usage permettrait de répondre aux ambitions du plan France Très haut débit qui vise à couvrir 100% du territoire en très haut débit (THD) d’ici 2022 (dont 80% en FTTH).

40 MHz pour le très haut débit fixe

Les entreprises pourraient également s’intéresser à ces fréquences dans le cadre des PMR (professionnal mobile radio), des réseaux mobiles à usages professionnels. Ces réseaux indépendants (des opérateurs nationaux) sont généralement exploités localement ou régionalement par des acteurs évoluant dans les activités de transports (de personnes et routiers), la sécurité et le gardiennage, le BTP, l’énergie, l’industrie voire le loisirs et sport. Les réseaux PMR sont également exploités par certains services de l’Etat (les ministères de l’Intérieur et de la Défense notamment), les hôpitaux, les collectivités locales et des établissements publics. A ce jour, 25 840 réseaux PMR disposent d’une autorisation d’exploitation individuelle de l’Arcep.

Si ces nouvelles fréquences hertziennes ne sont pas encore attribuées, elles font déjà l’objet d’expérimentations. Une dizaine est en cours depuis le 30 mars 2016 pour étudier les possibilités qu’y apporterait l’exploitation des technologies LTE. « Les enseignements tirés de ces expérimentations et les contributions à la consultation publique, permettront à l’Arcep de déterminer au mieux comment les bandes 2,6 GHz et 3,5 GHz pourront contribuer, à court terme, au déploiement du très haut débit fixe et des réseaux PMR et, à moyen terme, au déploiement de la 5G », indique l’Autorité. Dans un premier temps, le gendarme des télécoms se propose d’attribuer, dès le second semestre, 40 MHz des 2,6 GHz aux réseaux PMR et autant dans les 3,5 GHz pour le THD fixe par voie hertzienne. Les 160 MHz restant de cette dernière seraient réservée à la 5G dans un second temps, lorsque la technologie sera plus aboutie qu’aujourd’hui.


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crédit photo © sutham – shutterstock

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