Press release

Le temps, l’argent et la data

0
Sponsorisé par GlobeNewsWire

Le temps, l’argent et la data. Cela pourrait être le titre d’une fable de La Fontaine revisitée. Dans notre domaine d’expertise plus prosaïque de la gestion des données, c’est surtout une façon, en cette période de bilan, de redire combien ces trois notions ont partie liée dans un monde digital. 

Au coeur de notre histoire, nous avons la data. Elle en est même le concept central. Plus exactement, elle l’est devenue, dans notre société et dans nos vies professionnelles, passant d’un statut de mal nécessaire à pivot de l’économie. Il suffit d’échanger quelques minutes avec un contact professionnel pour qu’il vous explique à quel point l’ensemble de son activité s’est digitalisée : les recettes de production sont devenues des fichiers, tout comme les clients ou les produits sont devenus des éléments de fichier. La data règne en maître et a même donné naissance à de tout nouveaux métiers comme le “Chief Data Officer” ou le “Data Scientist”, chargés de discipliner et décrypter un volume inflationniste de données qui double ou triple tous les deux ans. On doit cultiver la data pour gagner en efficacité et du temps au quotidien. Et cette data vient avec deux complices principaux, le temps et l’argent, qu’elle mesure et dont elle dépend.

Le temps, second protagoniste, est la ressource la plus rare pour réaliser une activité. Il y a le temps que nous passons, en tant qu’individus, au travail, dans nos loisirs ou à nous reposer, Ce temps là a une valeur, notre salaire horaire. Il y a aussi le temps des projets et des objectifs, qui concernent un groupe, avec des dates butoir, des points de passage obligatoires … et des retards. Quelques jours de décalage dans un projet de gestion des données signifient parfois plusieurs mois d’attente supplémentaire pour livrer le produit attendu, avec tous les risques que cela implique, en termes d’obsolescence ou de perte des efforts engagés. Ces deux temporalités, individuelle et collective, sont confrontées au même obstacle : le caractère limité de la ressource, irréversible, par nature non stockable. Le temps ne se rattrape jamais, disait récemment un haut gradé de l’armée française lors d’un colloque. 
Au delà de cette donnée temps, mesurée comme une consommation, il y a aussi le temps-donnée, qui permet de mesurer l’évolution de l’information : comment vos clients évoluent ils, quels produits achètent-ils et ont-ils achetés hier, d’où viennent-ils..?

Le dernier élément mesuré est donc l’argent, moteur de notre économie. C’est sur cette base qu’un projet sera choisi parmi un ensemble de propositions et qu’une entreprise allouera des ressources à sa mise en oeuvre. Ces montants dépassent aujourd’hui l’entendement : on parle d’un marché mondial de 2000 milliards de dollars pour la transformation digitale à l’horizon 2020 (source IDC).
Tout comme il y a la donnée temps, il y a aussi la donnée argent, c’est-à-dire le mesure du résultat de toutes les actions menées par l’entreprise, et qui seront traduites sous forme de données, même si d’autres informations seront utilisées (localisation, navigation sur Internet, informations personnelles.).
Enfin, nous avons coutume de dire que le temps, c’est de l’argent. C’est-à-dire le moyen d’acquérir des compétences qui disposent de savoir-faire ou de temps pour traiter des informations (ou des datas). 
L’argent sert donc pour gérer des data dont l’objectif est de mesurer comment il est dépensé et collecté par l’entreprise. Il permet également d’échanger (acheter et vendre ces données). A l’instar du temps, il s’agit d’une ressource volatile : l’argent non utilisé s’érode, l’argent dépensé sans résultat (un produit, ou un service utile) est perdu, et dans certains domaines, il est parfois difficile d’identifier la rentabilité de l’investissement réalisé à long terme.

L’évolution (encore le temps) des technologies peut rendre des projets obsolètes avant qu’ils n’aient été livrés. C’est ici une perte de temps et d’argent. 
Quelle que soit leur ampleur, leur cible ou le temps qu’ils leur consacreront, les DSI et les CDO vont continuer à mener des projets de digitalisation. Leurs priorités dépendront de leurs moyens et de ce qu’ils ont déjà fait. Leurs utilisateurs espèrent qu’ils n’oublieront pas les applications tactiques qui facilitent leur quotidien et permettent des gains parfois plus faibles mais plus rapides, qui contribuent à gagner de l’argent, du temps ou de meilleures données.

 David Coerchon chez Winshuttle