Télégrammes : 50 M$ de plus pour MapR, rabais sur les VM de Google, grève de rentrée chez SFR, SSD de 60 To chez Seagate

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Moins ambivalents que les déclarations du candidat républicain Donald Trump, nos télégrammes du soir font le tour de l’actualité IT.

  • Hadoop : MapR lève 50 M$ supplémentaires. L’éditeur américain de distribution Hadoop MapR lève 50 millions de dollars, dans un tour de table emmené par Future Fund, le fond souverain australien. Les investisseurs déjà présents au capital ont également participé à cet apport d’argent frais, dont Google Capital qui a piloté la précédente levée de fonds de la start-up (110 M$ en juillet 2014). Au total, MapR, un des trois éditeurs majeurs de distribution Hadoop (aux côtés de Cloudera et Hortonworks), a levé 194 M$ depuis sa création, auxquels s’ajoutent 30 M$ de dette. L’entreprise, qui assure que son dernier trimestre a été marqué par une croissance de 100 % de ses commandes sur un an, lorgne maintenant vers une introduction en bourse. Son Pdg et fondateur, John Schroeder, envisage une cotation au début de 2017.
  • Google Cloud : des VM low cost encore moins cher. Google offre un rabais sur ses machines virtuelles dites Preemtible, une offre qui existe depuis septembre dernier et qui propose des environnements virtuels sans garantie de disponibilité. Les VM Preemtible ne peuvent pas tourner plus de 24 heures et Google peut les préempter – d’où leur nom – plus tôt s’il a besoin de ressources pour d’autres usages. A leur lancement, les VM Preemtible étaient déjà jusqu’à 70 % moins chers que les offres standards sur le Iaas de Google. La nouvelle baisse de coût atteint jusqu’à 33 % pour certains formats, assure Michael Basilyan, sur le blog de la Google Cloud Platform. Selon Mountain View, ce rabais s’explique par les améliorations qu’il a pu apporter à ses algorithmes et la connaissance qu’il a acquise des usages de ces VM. Ces environnements sans garantie de service sont notamment utiles pour des applications d’analyse de données, le rendu vidéo, le processing d’images satellite, l’analyse de données génétiques et, plus largement, tout autre traitement par lot assez bref et non soumis à un impératif de délai strict. AWS propose une option similaire, avec ses instances ponctuelles (ou spot).
  • Grève chez SFR le 6 septembre. L’accord signé par l’Unsa et la CFDT avec la direction de SFR sur le plan social en préparation ne convient pas aux autres syndicats. La CGT et la CFE-CGC appellent à la grève générale au sein du groupe SFR le 6 septembre prochain. Dans un communiqué commun, les deux organisations syndicales expliquent que « le projet de suppressions d’emplois, annoncé par la direction du groupe SFR/Numericable, s’inscrit dans une stratégie globale qui consiste à privilégier les marchés financiers au détriment de l’emploi stable et qualifié, des conditions de travail des salariés, du service rendu, du développement industriel et de l’investissement dans le réseau et la fibre optique ». Et ils assurent avoir été écartés des récentes négociations avec la direction de l’opérateur. Le 4 août dernier, SFR confirmait la signature d’un plan de départs volontaires. Un millier de salariés de la branche distribution devraient avoir quitté le groupe avant la fin de l’année. 4 000 autres, issus de l’activité télécoms, seront amenés à partir entre le 1er juillet 2017 et 2019. La restructuration, qui coûtera quelque 800 millions d’euros à SFR, devrait lui faire économiser 400 millions par an. Et vise à transformer l’organisation de l’opérateur afin de le rendre plus compétitif dans un contexte ultra concurrentiel, a justifié Michel Combes, PDG de SFR, lors de la présentation des résultats du deuxième trimestre.
  • Seagate prépare un SSD de 60 To. A l’occasion du Flash Memory Summit à Santa Clara, Seagate a présenté un SSD de 60 To. Soit l’équivalent de 400 millions de photos postées sur un réseau social ou encore le contenu de 12 000 DVD, selon le constructeur américain. Un record en matière de stockage flash, puisque cette capacité est quatre fois supérieure à celle du SSD PM1633a de Samsung, le support le plus volumineux à l’heure actuelle. De son côté, Lenovo travaille à un prototype de 48 To, également présenté lors de l’événement californien. Livré au format 3,5 pouces en interface Serial Attached SCSI (SAS), le futur SSD de Seagate se destinera notamment aux serveurs et baies flash des datacenters, afin de gérer les données qui enflent à travers la prolifération des terminaux mobiles et de l’Internet des objets. Seagate amorcera sa commercialisation courant 2017. Et laisse entendre que, « grâce à une architecture flexible », son SSD pourrait évoluer vers les 100 To dans un même volume.

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