Interxion étoffe son offre datacenter à Marseille

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Interxion va construire deux nouveaux datacenters à Marseille dont un dans une ancienne base navale de sous-marins allemands.

Il y a un an, Fabrice Coquio nous indiquait dans un entretien connaître une forte croissance des besoins en datacenter à Marseille. A l’époque, il parlait de MRS1, datacenter racheté à SFR en août 2014. Et le dirigeant se faisait volontiers et était dithyrambique sur les vertus de la cité phocéenne : « la ville dispose de 3 atouts qui en font une valeur montante du numérique. Le premier est une question de coût ; s’implanter à Marseille coûte moins cher qu’à Paris, Amsterdam ou Londres. En second lieu, la bande passante disponible est devenue très importante avec un total de 103 Tbits disponible via les câbles sous-marin. Cette surcapacité apporte un troisième atout : un temps de latence réduit ». Et les clients sont au rendez-vous avec « China Telecom, PCW, mais aussi les CDN comme Akamai, Limelight ou CloudFlare ».

Le dirigeant prévoyait alors « de créer des « Compute Nodes » dans la région avec des datacenters dotés de 6 000 à 8000 m² de salles et d’une puissance de 10 à 12 Mwatts ».  Interxion a donc décidé de continuer à investir à Marseille en signant un contrat un avec le Grand Port Maritime de Marseille-Fos (GPMM) pour s’implanter au cœur du Port de Marseille, dans trois bâtiments historiques offrant une surface totale de 17 000 m2. Le montant de l’investissement est estimé 180 millions d’euros. La localisation n’est pas anodine, ces locaux étant situés à proximité de la sortie des câbles sous-marins reliant l’Europe du Sud et l’Afrique, mais aussi le Proche-Orient et l’Asie.

Réhabiliter plusieurs hangars

Interxion va donc réhabiliter deux hangars (8000 m² ensemble) du site de Fouré Lagadec dédié à la réparation navale et à la maintenance industrielle et abandonné depuis 1995. Ces sites vont constituer le datacenter nommé MRS2. Par ailleurs, la firme hollandaise récupère l’ancienne base sous-marine construite par les Allemands en 1943. Ce bâtiment prévoyait à l’époque d’héberger 30 U-boot, mais finalement 16 alvéoles ont été construites pour une surface totale de 9000 m². Ce bâtiment constituera le datacenter MRS3. Un permis de construire a été déposé pour MRS2 et les travaux vont démarrer pour une livraison prévue à l’été 2017. Pour MRS3, le permis de construire sera déposé en 2017.

Reste à savoir quels seront les clients présents dans les deux nouveaux datacenters marseillais. Un élu marseillais s’est laissé aller à la confidence lors d’un salon, évoquant l’arrivée de Microsoft, Facebook et Amazon dans les sites d’Interxion. Microsoft et Amazon ont annoncé le déploiement de datacenters en France, mais dans le cas d’Amazon, les centres de calcul seront situés dans la région parisienne. Interxion ne devrait de toute façon pas trop avoir de peine à remplir les salles machines de MRS2 et MRS3.

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