Nexity pose les premières pierres de sa migration vers AWS

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Nexity, est en pleine phase de migration sur le Cloud d’AWS. Son directeur digital Frédéric Augier explique pourquoi et comment.

A l’occasion de l’AWS Summit qui se déroulait à Paris, le leader du Cloud public avait invité Frédéric Augier, directeur digital de Nexity, pour évoquer la migration vers le Cloud du spécialiste de l’immobilier. Premier constat, « la transformation numérique est inéluctable dans nos métiers. Depuis 3 ans, nous observons une accélération dans la création de nouveaux services et une croissance exponentielle des flux, 3D, visioconférence, visite virtuelle, etc. ». Et d’ajouter, « cette dernière année, nous nous sommes focalisés sur le Cloud », et plus particulièrement sur AWS.

Prendre conscience du  besoin d’ouverture

Les raisons de cette évolution sont doubles. « Il y a d’abord une question d’agilité, nous sommes dans un environnement fluctuant avec des effets de cycle comme les promotions ou une sensibilité aux effets réglementaires. L’IT doit donc être capable de développer rapidement et de gérer les déploiements en continu », précise le responsable. Autre enjeu important, « la performance avec une ouverture de plus en plus importante du SI par exemple pour le client final, engendrant des besoins de qualité de service, de faible latence. On a cru à tort que nos datacenters pourraient répondre à l’ensemble de ces problématiques », avoue Frédéric Augier. Aujourd’hui, Nexity est dans une démarche de migration dans 3 domaines : la bureautique, le CRM et les nouvelles applications.

Gouvernance et organisation adaptées au Cloud

Mais avant de migrer des applications dans le Cloud public, certaines étapes ou précautions sont à prendre en considération. Ainsi, « qui dit transformation de l’IT, dit aussi transformation de l’organisation ». Nexity a eu une démarche originale en fusionnant la direction marketing et la DSI, « pour orienter les travaux vers la perception client », indique celui qui a été choisi pour diriger cette transformation numérique. Une démarche peu habituelle à l’heure où la DSI essaye de devenir le levier de cette bascule vers le numérique.

Autre point important, la migration vers le Cloud redistribue les cartes de la gouvernance au sein de l’entreprise. « Le modèle You build, You run it est très impactant sur une organisation. Des questions se posent sur qui provisionne quoi, qui donnent les accès, sur quels critères ? », insiste Matthieu Bouthors, consultant sur les services professionnels chez AWS qui animait la session. Réponse de Fédéric Augier sur ce point : « Chez nous c’est très clair, il y a seulement deux personnes qui gèrent les accès et sont en charge des différents environnements. »

Une formation essentielle

Pour le responsable, cette migration passe surtout par un point essentiel : la formation. « Les équipes n’étaient pas Cloud ready. Il était nécessaire de passer d’un rôle de technicien à celui de gestionnaire du pilotage de l’infrastructure. Nous avons donc adopté les modules de formation proposés par AWS. Avec des formations généralistes pour les collaborateurs et des enseignements plus pointus pour les techniciens en charge de tels ou tels domaines. » Il ajoute que « nous souhaitions avant tout avoir une formation certifiante pour que le collaborateur puisse s’en prévaloir dans son plan de carrière chez nous ou sous d’autres cieux ». Et ce besoin de formation est inéluctable pour Frédéric Augier, qui admet quelques résistances au sein de la société. « Il y en a toujours, mais les sociétés qui ne changent pas aujourd’hui ont de fortes chances de disparaître demain. »

Fort de ces prescriptions auxquelles il faut ajouter l’aide de partenaires fiables (en l’occurrence Ekino et Edifxio), la migration des applications, de la bureautique et du CRM est en cours. Le directeur du digital regarde l’avenir. « Sur le plan des applications, il va être important d’analyser les performances. Sur la partie réseau, il y a eu des grands mouvements avec une connectivité multipliée par 7 sur 200 sites, mais avec une interrogation sur la croissance exponentielle des flux. » Des discussions sont en cours sur l’adoption de nouveaux processus comme la méthode DevOps. « On s’y met un peu », avoue Frédéric Augier. Une chose est sûre, c’est que le mouvement de migration vers le Cloud et en particulier sur AWS est enclenché sans retour en arrière possible. « D’ici 3 ans, entre 70 et 80% des applications tourneront sur le Cloud », conclut le dirigeant.

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