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SAP France détaille 4 nouvelles applications RDS sur HANA

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SAP France annonce 4 nouvelles applications clés en main, dites RDS, tirant parti du traitement ‘in-memory’ de HANA.

Nouveau directeur ‘Data & technologies’ chez SAP France, Didier Mamma présente quatre nouvelles applications clés en main, dite RDS (rapid deployment solutions), qui tirent parti du traitement ‘in-memory’ de HANA.

Ces 4 nouvelles applications sont:

  • une solution de gestion de trésorerie
  • deux solutions pour le commerce de distribution (‘retail’)
  • une application pour le ‘manufacturing’

Une visibilité plus fine des coûts

« Mettre en œuvre une application RDS, c’est une façon pour le client d’obtenir une visibilité plus fine des coûts de son projet et d’obtenir rapidement des résultats de la solution déployée », nous a expliqué Didier Mamma, lors d’un entretien le 21 décembre.
« La valeur ajoutée d’un déploiement RDS provient de l’expertise de SAP acquise sur le terrain dans la conception et la réalisation de projets similaires. C’est une forme d’industrialisation des connaissances techniques. »

Le fait est que SAP décline son offre RDS sous la forme d’applications verticales, avec des spécificités métiers. A ce jour, SAP France dispose d’un portefeuille de 16 applications RDS pour SAP HANA. « La caractéristique d’un projet RDS est qu’il ne dure pas plus de 12 semaines, disons trois mois pour parvenir à la première étape fonctionnelle », souligne Didier Mamma.

Modéliser l’application

En clair, c’est un arbitrage. Car un déploiement RDS limite, volontairement, le niveau de personnalisation du projet – du moins dans la première phase de mise en route. En revanche, il oblige, dans un temps très court, à modéliser l’application, à en fixer le périmètre et le budget. A noter, au passage que SAP s’engage sur des forfaits portant sur des « livrables » clairement définis. Les principaux objectifs fixés sont nécessairement tenus.

Il s’agit de solutions pré-packagées, pré-configurées pour des processus particuliers, « avec l’introduction d’objets reconfigurables ».
C’est une offre qui participe d’une « méthodologie de mise en oeuvre (ou ‘run’) », intégrant la formation de démarrage, la garantie d’un déploiement opérationnel. C’est donc une approche forfaitaire, avec un chiffrage en journées homme – donc une offre intégrant une licence, sans maintenance, et  avec des paliers par nombre d’utilisateurs (100, 500, 1000…). Toute la documentation est fournie avec tests de qualité pour démarrer dans les meilleurs délais.  Les partenaires de SAP sont certifiés pour le proposer.

Le coût moyen d’un projet RDS démarre autour de 120 000 euros, pour 32 Go de données, un forfait intégrant l’appliance, le logiciel et les service associés.

Une distribution sur le ‘cloud’

Par ailleurs, pour la distribution des applications sur le ‘Cloud’, SAP déclare s’adapter de plus en plus aux tarifs en vigueur sur le marché, avec un paiement à l’utilisation. C’est le cas pour les solutions de gestion des frais de déplacement ‘Travels on demand‘. L’entreprise paie pour une volumétrie de plusieurs centaines ou milliers de notes de frais à traiter.

De même pour les applications de ‘Supply chain‘, SAP France a annoncé ‘Cross Gate‘, une application gérant la relation fournisseurs où toute la plateforme d’échanges est embarquée, y compris la liste des fournisseurs.

Dans les applications de relations clients, il existe déjà ‘SAP CRM 360‘, « une nouvelle approche ‘hybride’ entre les applications classiques sur site (‘on premises’) et les applications en ligne ».

« Avec Sales on demand, nous avons combiné des approches d’architecture différente, avec un socle ‘on premises’ pour les processus longs. » Cette application dédiée aux commerciaux fonctionne sur tous les appareils mobiles : PC portables, tablettes ou smartphones, « avec une ergonomie spécifique pour chaque famille de terminaux », explique Didier Mamma.

« On constate que le mode d’utilisation du CRM est en mutation : on y intègre désormais la dimension collaborative. Même le mode ‘follower’ des réseaux de communautés est utilisé sur les objets métiers : il devient possible de suivre un client en particulier avec toutes les transactions qui vont le concerner. Il suffit de s’abonner à l’objet métier. Nous avons également étendu l’utilisation CRM à la collecte d’informations sur les réseaux sociaux autour des ‘tweets’, sur des listes de thèmes particuliers. Et tout cela est traité sur la plateforme HANA. »

Obtenir des informations commercialement exploitables

Il devient ainsi possible de suivre un client en recevant toutes les informations le concernant – des informations structurées ou d’autres, non structurées, collectées autour du client, mais qui seront poussées de façon structurée. C’est, là, toute la puissance de HANA, que l’on peut constater, par exemple, dans l’offre NetBase. D’autres fonctionnalités ont été ajoutées dont la dimension collaborative. « On peut évaluer le gazouillis qui se crée autour de certains dossiers, la e-réputation qui circule sur le Web, mais aussi des informations informelles, qui étayent une notation positive ou négative, et permettent de mesurer un taux de satisfaction. »

En pratique, c’est HANA qui trie et range les informations, les traite grâce à des algorithmes, comme le fait le ‘text mining’, par thématiques. « La synchronisation avec les agendas, le collaboratif sont déjà très utiles mais le CRM doit aller bien au-delà. Les utilisateurs cherchent à intégrer des flux de data et à en tirer de l’information exploitable. »

Ainsi, l’application ‘Social customer engagement, disponible depuis septembre 2012, est un bon exemple, d’intégration possible avec CRM 360. « Il existe une interaction directe, entre les marques et leurs clients, par exemple pour toute modification dans la liste des produits. Les clients qui s’abonnent peuvent avoir un contact direct avec un conseiller. »

Forger une stratégie commerciale pertinente

Le système contextualise les échanges. A partir de la sémantique, de la segmentation par profils, par groupes de population, il est possible d’ajuster l’offre commerciale, d’élargir le portefeuille produits,  « avec beaucoup de pertinence ».

Depuis septembre, SAP propose également « Sales & operation performance »  en mode SaaS, donc sur le cloud. Pour un fabricant, l’application évalue, par exemple, les risques de rupture de sa chaîne de fournisseurs, en fonction d’évènements d’actualité, grâce à des informations collectées au fil de l’eau sur Internet.

« HANA permet donc de se forger une stratégie et de choisir des options commerciales de façon plus efficace  et plus pertinente qu’avec un sondage reposant sur des panels dits représentatifs. Car l’analyse peut être menée sur des quantités considérables de données, tout en évaluant leur pertinence. On change d’échelle dans l’analyse des données », conclut Didier Mamma.

A fin 2012, SAP France recense « plusieurs dizaines de projets HANA ».

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Un rapport interactif © Jaspersoft
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