Après ses filiales, Tiscali vend son réseau

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L’italien ne veut plus être un opérateur de réseau mais un simple FAI. Son infrastructure paneuropéenne sera cédée

Nouveau virage stratégique pour Tiscali. Après le changement de direction, les ventes successives de plusieurs filiales étrangères (voir nos articles), le recentrage autour de l’Allemagne, la France, l’Italie, la Grande-Bretagne et les Pays-Bas, le groupe italien annonce la mise en vente de son réseau.

Dans un entretien à la Tribune, Ruud Huismann, nouveau p-dg, explique: “Notre réseau paneuropéen va être cédé. Tiscali est un fournisseur d’accès Internet, pas un opérateur de réseau”. Il s’agit bien d’une “rupture stratégique”. Le réseau a en effet toujours été au coeur de la stratégie de Tiscali qui se présentait comme un FAI différent car propriétaire de son infrastructure. Cette “rupture stratégique” devrait rapporter au groupe 15 millions d’euros pour un réseau en fibre optique qui compte 12.000 kilomètres. Pour autant, le recentrage de Tiscali n’est pas achevé. L’italien compte également se séparer de sa filiale espagnole ou danoise. Les cinq premières cessions ont déjà rapporter 80 millions d’euros. ‘Pas de problème avec la France’

Tiscali France a prêté en juin à sa maison mère 30 millions d’euros. Le remboursement devait avoir lieu en octobre mais Tiscali France n’a pas reçu un seul centime.

La colère est montée d’un cran, car ce n’est pas le première fois que la maison mère du FAI reporte ou ré-échelonne ses dettes. Surtout, le fait que Tiscali soit “à 3 millions près”, inquiète les salariés du groupe. Du côté de Ruud Huismann, patron du groupe, on reste serein. “Nous démentons n’avoir pas souhaité ou pas remboursé le crédit-relais accordé par la filiale française. Comme de nombreuses sociétés, nous avons une gestion commune de trésorerie. Il n’y a jamais eu le moindre problème!”


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