Bourse : la BCE ne bouge pas, l’euro remonte

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Le CAC40 a repris sa marche vers les 3800 points, malgré la prudence de Wall Street et l’immobilisme coutumier de la Banque centrale européenne

L’immobilisme de la

Banque centrale européenne, qui n’a pas modifié son dispositif et maintient ses taux directeurs, n’a pas surpris le marché et n’aura donc pesé qu’un court laps de temps sur les places boursières européennes. La BCE a jugé opportun de maintenir le ‘Refi’, le taux de refinancement, à 2%, malgré les demandes pressantes des gouvernements allemand et français, et de nombreux analystes. A force de temporiser, le maintient du statu quo sur les taux directeurs va continuer de peser sur le dollar, l’euro a d’ailleurs enregistré un sursaut en cours de séance à l’annonce de la décision de Jean-Claude Trichet et de la BCE. Tendance à la baisse bloquée, l’euro cotait 1,2234 dollar à la clôture. Les décisions de la Banque centrale sont tellement prévisibles que la Bourse de Paris n’a pas réagi, lassée de voir ses attentes réduites au néant et finalement au profit de la seule reprise américaine. Cela n’a cependant pas empêché le CAC40 de progresser de 0,5% à 3.777,94 points. La tendance à la Bourse de New York est restée mitigée, voir tendue en attendant la publication des chiffres de l’emploi vendredi, une attente qui l’aura maintenu sous pression toute la semaine. Le Dow Jones est resté à la traîne avec un léger recul de 0,05% à 10.588,00 points, compensé par les valeurs technologiques du Nasdaq qui progresse de 1,07% à 2.055,12 points. Les inscriptions hebdomadaires au chômage aux Etats-Unis, 345.000 enregistrées la semaine dernière, sont en ligne avec les attentes des analystes. Il en va de même avec la productivité en hausse de 2,6% au quatrième trimestre, et avec la baisse de 0,5% des commandes à l’industrie pour janvier. Par contre on ne sait comment vont réagir les investisseurs à la baisse de 0,4% du coût unitaire de la main d’oeuvre en données annualisées au quatrième trimestre, alors que les économistes tablaient sur une baisse de 1,2%… c’est quand même 0,8% de points de marge en moins pour les entreprises !


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