Bourse : la privatisation de France Télécom laisse indifférent

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Entre la privatisation de France Télécom et les résultats supérieurs aux attentes de Carrefour, la Bourse de Paris affiche une progression modérée. De l’autre côté de l’Atlantique, Wall Street avance en ordre dispersé, mais les technos se maintiennent à flot !

Ce mercredi 1er septembre sera marqué d’une pierre blanche dans l’histoire de France Télécom. C’est en effet le jour où l’Etat français en annonçant la cession d’une partie de sa participation ?9,6%, soit 236 millions d’actions- a privatisé l’opérateur historique.

L’Etat pourrait porter le placement de titres France Télécom à 12,1%, ce qui porterait à 299 millions le volume des titres cédés, et lancer un emprunt convertible de 1 milliard d’euros, qui pourrait là aussi être porté à 1,15 milliard. Le marché n’a cependant que peu réagi à la nouvelle, en l’absence d’effet de surprise. Le recul de l’Etat dans le capital de FT était attendu et avait été largement anticipé dans le cours du titre, qui a perdu 1,80%. Le recul moins important que prévu de l’indice manufacturier ISM aux Etats-Unis a peu rassuré le marché. La Bourse de Paris a plutôt profité des résultats de Carrefour, supérieurs au consensus, le titre gagne 5,8%, pour repasser sans entrain en territoire positif. Le CAC40 progresse de 0,53% à 3.613,23 points. La Bourse de New York est restée mitigée, entre la déception pourtant attendue sur l’indice ISM, et dans l’attente de la publication ce vendredi des chiffres de l’emploi aux Etats-Unis pour août. Le Dow Jones se replie très légèrement de 0,05% à 10.168,46 points, tandis que le Nasdaq se maintient positif de 0,67% à 1.850,41 points. La séance de ce jeudi a été un peu plus animée sur le marché américain, avec des échanges plus fournis que ces derniers jours, et une bonne résistance à une nouvelle envolée des cours du pétrole, qui a atteint les 44,0 dollars la baril de brut léger au Nymex, gagnant presque 2 dollars en une séance. L’indice manufacturier de l’Institute for Supply Management (ISM) des directeurs des achats américains a reculé de 3 points en août, à 59 points. C’est moins qu’attendu, mais la baisse confirme la décélération de la croissance dans l’industrie outre Atlantique. En France, le PMI manufacturier marque lui aussi une pause, avec un recul de 0,8 point à 53,9, tandis que le chômage reste stable à 9%. Le dollar se maintient sur une barre baissière, et se rapproche des 1,22. A Wall Street, l’euro termine à 1,2185 dollar. Profitant de l’accalmie sur le front boursier, les valeurs technologiques se redressent. Capgemini reprend 1,33%, Alcatel 0,63%, STMicroelectronics 0,86%, et Atos Origin 0,38% avec l’annonce d’une offre publique de retrait suivie d’un retrait obligatoire sur les actions Sema. Bon point sur les semiconducteurs, attaqués par les analystes depuis quelques jours, le fabricant de puces Fairchild Semiconductor progresse de 3,65% après l’avis du maintien de ses objectifs pour le trimestre, qui seront équivalents au précédent.


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