Bourse : le premier effet Microsoft plombe les technos

Cloud

Si les places boursières européennes se sont redressées en fin de séance, profitant du rebond de Wall Street, toutes ne terminent pas dans le vert? Paris échoue à quelques encablures de l’équilibre, les valeurs évoluant dans un total désordre. Sauf pour les valeurs technologiques qui se sont placées majoritairement dans le rouge, dans le sillage de la déception des prévisions de Microsoft

La déception des prévisions de chiffre d’affaires de Microsoft a déçu les marchés (

lire notre article), et les valeurs technologiques ont suivi à la baisse. En revanche, aux Etats-Unis, l’annonce opportuniste d’un nouveau plan de rachat d’actions par Microsoft, cumulée à la conjugaison des avis positifs des analystes qui semblent s’être donné le mot pour couvrir le titre, ont permis à l’éditeur de terminer la séance à Wall Street à la hausse de 2,74%. La Bourse de Paris termine la semaine sur une note une nouvelle fois négative, pour la quatrième séance consécutive, sans véritable orientation sur les valeurs, le marché étant plombé par un excès de prudence des investisseurs. Le CAC40 se replie de -0,22% à 4.326,71 points. Sur la semaine, il a perdu -0,91%. Profitant de la progression inattendue et rassurante du PIB américain, la Bourse de New York s’est très nettement redressée, mais trop tard pour profiter à plein aux places européennes. Le Dow Jones gagne 1,69% à 10.402,77 points, et le Nasdaq 1,26% à 2.089,88 points. Sur la semaine, le Dow Jones a gagné 1,82% et le Nasdaq 0,37%. Les indices économiques américains sont mitigés. Le PIB (produit intérieur brut) des Etats-Unis a progressé de 3,8% au troisième trimestre en rythme annualisé (contre 3,3% au deuxième trimestre). De quoi dissiper les craintes d’un ralentissement de l’économie de la première puissance mondiale. L’indice des prix de base à la consommation, indice fétiche de la Fed, a progressé de 1,3%, marquant un ralentissement par rapport aux 1,7% enregistrés au deuxième trimestre. Rassurant ! En revanche, l’indice de confiance du consommateur, calculé par l’Université du Michigan, a reculé en octobre, à 74,2 contre 76,9 en septembre. Croissance soutenue, inflation raisonnable, le dollar se redresse légèrement, à 1,2063 dollar pour 1 euro. Effet inverse sur le baril de pétrole brut léger, qui au Nymex s’est placé au dessus des 61 dollars, à 61,22 dollars A Paris, les technos les plus chahutées la veille se sont redressées : Axalto gagne 1,86%, Altran 1,69%, Steria 1,54%, Vivendi Universal 0,79%, Ingenico 0,61%, Sony 0,34%. Mais les valeurs technologiques ont principalement subi le premier effet Microsoft à la baisse, le second effet (redressement du titre à Wall Street) n’est arrivé que trop tard, après la fermeture de Paris. UbiSoft perd -1,79%, Alcatel -1,55%, Infogrames -1,39%, Atos Origin -1,16%, Sopra -1,13%, STMicroelectronics -1,11%, Capgemini -1,00%, Thomson -0,90%. L’opérateur de satellite Eutelsat a renoncé à son projet d’introduction en Bourse, jugeant les “conditions de marché particulièrement difficiles“. Ce retrait bénéficie au seul opérateur coté à Paris, SES Global, dont le titre affiche une progression de 5,00%. Si le climat boursier avait été plus favorable, les résultats trimestriels d’Iliad (Free) auraient certainement profité au titre, qui pourtant recule de -0,75% De même pour Business Objects, qui affiche des résultats trimestriels en forte progression, chiffre d’affaires qui progresse de 19% à 261,4 millions de dollars, bénéfice net presque doublé à 19,6 millions. Mais l’effet Microsoft est passé par là, et le titre recule de -1,74%. Alcatel recule de -1,55% sur la baisse de la recommandation de WestLB. Idem pour France Télécom avec BNP Paribas, le titre recule de -0,51%.


Lire la biographie de l´auteur  Masquer la biographie de l´auteur