Business Objects (BO) se paie Cartesis, spécialiste BPM: 225 M d’euros

Régulations

Les actionnaires de Cartesis, avec Apax Partners comme chef de file, ont
vendu la société à Business Objects, pour 225 millions d’euros, en ‘cash’.
Silicon.fr s’est entretenu avec d’Anthony Reynolds, BO corp.

Dans un communiqué, John Schwarz, directeur général de Business Objects, déclare: “L’acquisition de la société française pour 225 millions d’euros en cash permettra d’enrichir de manière significative nos solutions dédiées aux directions financières”.

Cartesis, l’un des principaux éditeurs de logiciels de Business Performance Management (BPM), a élargi son portefeuille clients auprès de grands groupes internationaux (dont Air France KLM, Cargill, Danone, Diageo, Nissan, Société Générale and Standard Life…). 24% des 100 premières compagnies au monde s’appuieraient sur son offre.

Parmi ses partenaires stratégiques, Cartesis compte notamment Microsoft, Accenture, BearingPoint, Compuware, Ernst & Young, HP, KPMG et PricewaterhouseCoopers.

Créée en 1990, la société avait été rachetée en février 2004 à PricewaterhouseCoopers par un consortium réunissant Apax Partners, Advent Ventures Partners, Caisse de dépôt et placement du Québec et Partech International.

Au cours des trois années écoulées, la société est parvenue à s’imposer comme l’un des principaux éditeurs de logiciels de BPM dans le monde. Sa stratégie de croissance à la fois organique et externe (acquisitions de INEA et AIS en 2005), lui a permis d’accélérer son développement international et d’élargir son offre produits.

Durant la période d’investissement, les ventes de licences ont régulièrement progressé, contribuant ainsi à la croissance du chiffre d’affaires (environ 100 millions d’euros en 2006, selon nos estimations) et à l’amélioration de la rentabilité.

Cartesis, qui emploie 600 personnes environ, possède des clients dans 44 pays. De droit français (siège à Paris), la société qui est dirigée par Didier Benchimol, sera intégrée dans une des divisions de Business Objects.

Anthony Reynolds, vice-president EPM de Business Objects:“Nous misons sur la complémentarité entre B.I et B.P.M “Quel est le recouvrement entre les offres de B.O. et de Cartesis?A.R.: Il est minime. Il ne concerne que le domaine du ” business planning”. Nous, Business Objects, sommes d’abord orientés “business intelligence“, tandis que Cartesis est positionné “business performance management” (BPM). Nos interlocuteurs, acheteurs, sont plutôt des ‘CIO’ alors ceux de Cartesis sont des ‘CFO’ (directeurs financiers ou DAF).Ce rachat s’inscrit-il comme une réplique à l’acquisition d’Hyperion par Oracle?A.R. Non! Notre volonté et notre ambition chez BO, c’est de construire une infrastructure ‘B.I.’ solide. Depuis quelque temps déjà, nous avons concentré nos efforts pour ajouter la dimension gestion de la performance -ou EPM (enterprise performance management), domaine dont j’ai la responsabilité. Nos acquisitions récentes de SRC (compétences en ‘planning’) et ALG (spécialiste du “activity based costing“) vont dans cette direction stratégique. Avec Cartesis, s’ajoutent les volets “financial reporting” et ” consolidation”, ainsi que des solutions de mise en conformité avec les nouveaux principes de gouvernance au sein des entreprises. Nous allons combiner ces applications avec la plate-forme B.O. Donc, nous maintenons notre stratégie du “best of breed” (le meilleur des applicatifs spécialisés)Pour en revenir à Hyperion, nous constatons qu’ils sont contraints aujourd’hui d’intégrer un univers propriétaire, celui d’Oracle. Alors que nous, à l’inverse, nous restons très ouverts: multi-plates-formes, multi-OS, multi-ba ses de données…Pouvez-vous citer des clients communs, B.O et Cartesis ? A.R.: Oui, Air France-KLM, AxA, Nissan, Cargill -pour ne citer que ceux-là, des références sérieuses, non?Quelle est la taille respective des deux sociétés? B.O. c’est 10 fois Cartesis?A.R.: oui, c’est à peu près cela, sur la base du chiffre d’affaires. B.O. a atteint 1,25 milliard en 2006, et Cartesis a dépassé les 125 millions de dollars sur les 12 derniers mois.

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