Campus Party : Valence, capitale mondiale de la technologie

Régulations

Après le Brésil et la Colombie, Campus Party revient en Espagne. Durant une semaine, la 13ème édition consacrée au net et aux nouvelles technologies accueillera près de 6 000 visiteurs.

Campus Party, c’est reparti en Espagne ! Depuis hier et pour une semaine, la Cité des Arts et des Sciences à Valence est l’objet de toutes les attentions technologiques. Près de 6 000 participants sont en effet attendus pour la 13ème édition (la 10ème à Valence) de ce gigantesque rassemblement autour du net et des nouvelles technologies. Cette année, l’évènement s’articule autour de quatre grands thèmes : la science, l’innovation, la créativité et les loisirs numériques.

Campus party 2009, c’est un budget de 5,4 millions d’euros, près de 4500 ordinateurs, un chapiteau de 12 000 m2 et une vitesse de connexion à internet de 8,5 Gb/s. Les participants sont moins nombreux que l’année dernière (6 000 attendus cette semaine contre 8 973 en 2008) mais cela n’empêche pas le directeur de l’évènement, Miguel Ángel Expósito, d’affirmer que « Campus Party transforme la ville espagnole en capitale mondiale de la technologie ».

L

a Campus Party sensible au téléchargement illégal ?

En plus de conférences et d’ateliers d’astronomie, de robotique, de la présentation de nouveaux programmes de software, de « modding » (modification personnalisée d’ordinateurs) ou de photographie numérique, le rassemblement opte cette année pour le loisir en organisant des compétitions de jeux vidéos, sur PC ou consoles. Loisirs donc et débats.

Car la Campus Party ne pouvait échapper au sujet phare de l’été : le téléchargement illégal. Interrogé à ce sujet par le journal espagnol ADN, Miguel Ángel Expósito a expliqué qu’il ne voyait pas « la répression comme la voie à suivre » (Messieurs les députés, à vos tablettes). Mais il ne s’est pas montré davantage favorable « au tout gratuit ». Selon le directeur, «la Campus Party est le lieu parfaitement adapté pour que toutes les classes concernées par le sujet en discutent. »

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Crédit :Sergio Rodríguez / Campus Party

Bal des vampires pour les grandes entreprises

Si la très grande majorité des participants est une population jeune, elle se défend en règle générale d’être « friki » (dérivé du mot anglais « freak » : bizarre, curieux), fanatique du net. Dans ADN, le directeur de Campus Party prend d’ailleurs fait et cause pour ses participants-internautes : « si être devant un ordinateur, surfer sur internet mais aussi créer des contenus, programmer ou contrôler… c’est être friki alors oui, ça vaut la peine que l’on nous appelle comme ça. »

Au-delà du côté festif de l’évènement, Campus party est aussi un véritable enjeu pour les entreprises d’informatique et de télécommunications. C’est un gros coup de pub bien sûr puisque les entreprises présentes cette année (Telefonica, Microsoft, BBVA, Nokia, Panda ou Ubisoft) puisqu’elles dévoilent leurs dernières créations mais pas seulement. Car chacune espère capter de nouveaux talents et ne vient pas les mains vides. Le coordinateur du secteur innovation du Campus, Richard Hebert, l’a confirmé au quotidien espagnol : « la perspective avec laquelle viennent les entreprises a changé. Avant, elles voyaient le participant comme un client et apportaient leurs équipements commerciaux. Aujourd’hui, elles viennent avec leurs départements de Recherche et de Développement pour intéragir et s’intégrer davantage avec les internautes ». Reste à savoir si les «frikis » en pleine feria technologique seront sensibles à leurs arguments.


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