Chine : Yahoo revient à ses fondamentaux de recherche en ligne

Régulations

Alibaba.com, récent partenaire de Yahoo en Chine, se recentre sur la technologie de recherche du portail américain, adaptée aux particularités linguistiques du pays. Et n’affiche pas d’état d’âme sur les droits de l’homme…

Retour aux sources pour Yahoo en Chine. Alibaba.com, son partenaire chinois (

Yahoo a pris une participation de 40%) va repositionner en pur moteur de recherche, avec une interface simplifiée à la mode Google. La Chine, avec ses 100 millions d’internautes, un chiffre en progression exponentielle, présente un potentiel de recettes publicitaires en ligne qui devrait dépasser le milliard de dollars en 2010, attire toutes les convoitises. Et en particulier les géants américains de l’Internet, Google, MSN, eBay, Amazon.com, et? Yahoo. Renonçant à évoluer seul, ce dernier a choisi de prendre une participation importante dans Alibaba.com, portail Internet de premier ordre, qui possède une perle, Taobao.com, concurrent direct d’eBay sur les enchères en ligne. Mais la Chine recèle aussi son Google local, Baidu.com, qui a fait une entrée remarquée à Wall Street, et qui dispose désormais des moyens pour conserver sa place de leader en Chine. A moins que la concurrence aille vite, très vite pour prendre dans les mois qui viennent la place de premier. C’est l’objectif que s’est fixé Alibaba.com. Et pour cela, il repositionne la version chinoise de Yahoo sur la recherche. Face à Baidu, dont la part de marché e tant que moteur de recherche est estimée à 37%, le duo Alibaba et Yahoo n’est pas loin avec 32%. “Ce que nous faisons, nous lançons un message fort à la Chine et aux équipes de Yahoo : on se concentre et on arrive“, a déclaré Jack Ma, le CEO du portail Alibaba. La mission sera cependant délicate, on n’indexe pas des milliers d’idéogrammes mis bout à bout comme des mots extraits de phrases structurées. Yahoo persiste et signe, il collaborera avec le gouvernement chinois

Pas d’état d’âme chez Alibaba et Yahoo. Jack Ma a confirmé qu’il collaborera avec les autorités communistes si elles lui demandaient des “information politiques sensibles” expédiées par les clients messageries de Yahoo. “Je ne suis pas un groupe politique, je suis un homme d’affaires“. Interpellé sur l’affaire du journaliste chinois condamné à 10 ans de prison après que ses coordonnées e-mails aient probablement été remises à la police chinoise par Yahoo Hong Kong, Jack Ma a affirmé qu’il ne connaissait pas les détails de l’affaire. Mais de conclure : “Je ferais la même chose. Je laisserais le gouvernement l’attraper“.


Lire la biographie de l´auteur  Masquer la biographie de l´auteur