Convention HP: serveur Integrity ‘Non stop’, et migration douce

Régulations

Parmi les 12 nouveautés présentées à Copenhague sur la convention européenne de printemps, Ensa@work, Hewlett-Packard met l’accent sur une transition douce entre ses serveurs Risc HP 9000 et les Integrity à base d’Itanium 2 d’Intel. Autre annonce: un modèle à tolérance de pannes, Integrity ‘Non stop’ à double processeur

Copenhague.- Entre les promesses sur les ressources “à la demande”, évidemment plus économiques, et celles sur la migration en douceur des plates-formes Risc des serveurs HP 9000, le challenger d’IBM a fort à faire!

Il n’oublie pas non plus la tolérance de pannes et le partitionnement multi-OS, tout en présentant la virtualisation du partage de ressources processeurs. Ce n’est plus sur le papier: ça fonctionne réellement. –prolongation pour les serveurs HP 9000: depuis 7 à 8 ans que Hewlett Packard prévoit le retrait progressif de ses célébres serveurs 9000 avec processeurs Risc, les sursis se sont accumulés -à la demande de nombreux clients peu pressés de faire migrer leurs applications critiques sous HP-UX vers des plates-formes Itanium d’Intel. Cette fois encore, HP se veut rassurant: les nouveaux processeurs Risc PA-8900 sont disponibles; mais ils sont cette fois annoncés clairement comme étant les derniers de la famille (née il y a 20 ans!). L’argument intéressant est que ces processeurs peuvent se combiner avec des Itanium 2 d’Intel, le temps nécessaire à une transition en douceur, avant une bascule complète vers l’architecture 64 bits d’Intel. Les deux familles de processeurs peuvent cohabiter; les connecteurs des chipsets sont compatibles, mix and match: il suffira donc d’interchanger à la demande en temps voulu. L’intérêt pour les entreprises est évidemment de pouvoir sortir du strict cadre d’un Unix propriétaire (HP-UX 11i v2) pour s’ouvrir à OpenVMS et Windows, et bien sûr, Linux. Dans le cas d’un serveur Superdome, par exemple, cette solution de transition permet de continuer à exploiter une application ancienne de base de données (inusable ?!) et d’installer de nouveaux logiciels non Unix. Pour rappel, une configuration Superdome permet d’installer 8 ou 16 sous-ensembles de 4 ‘sockets’ CPU chacun (chaque sous-ensemble constituant une cellule), pour atteindre jusqu’à une capacité de 128 CPU. Chaque cellule est autonome, protégée par sa propre alimentation électrique. Et un module logiciel de supervision ‘système’ (work load manager) permet de réattribuer les ressources processeurs disponibles pour absorber des pics de traitement, par exemple. Parallèlement, HP avance sur ses solutions de virtualisation des ressources processeurs. Grâce à l’application Partition Manager (sous HP-Unix ou Windows), il est possible de “partitionner” des ressources processeur sur la base soit d’un “scheduler” (programmateur) soit de l’attribution de règles de qualité de services, reposant sur des critères de performances (“si le temps de réponse chute à tel seuil, basculer sur telle unité…” etc.). C’est l’offre VSE (Virtual server environment) qui prend toute sa consistance. –un Serveur HP Integrity ‘Non stop’: ce serveur à haute tolérance de pannes repose sur le concept de processeurs Itanium 2 doublés ou triplés. “C’est le premier serveur qui combine des classes de services, similaires à celles des ‘mainframes’, à une grande fiabilité et robustesse, pour un coût particulièrement attractif,” explique Benoît Maillard, responsable marketing des serveurs chez HP France. Cette technologie est héritée des serveurs Compaq NonStop issus de la technologie Tandem originellement sur processeur Mips.


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