Cray construit le XK6, un supercalculateur de 50 petaflops

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Cray allie des processeurs AMD Opteron et des GPU NVIDIA au sein de son nouveau XK6, une machine dont la puissance de calcul pourra dépasser les 50 pétaflops.

Les GPU (graphics processing units) sont des composants initialement conçus pour les cartes graphiques. Toutefois, leur architecture les rend très efficaces dans le cadre de calculs massivement parallèles, où ils se montrent bien plus rapides que des processeurs classiques. Le monde scientifique l’a bien compris. Ainsi, les supercalculateurs adoptent en masse des GPU. Au Top500 des ordinateurs les plus rapides de la planète, la première place revient à une machine chinoise, combinant des processeurs Intel Xeon et des GPU Nvidia, laquelle est créditée d’une puissance colossale de 2,57 pétaflops.

Cray, un habitué du Top500, semble avoir pris la mesure de cette évolution. La firme américaine vient ainsi de présenter son XK6, un supercalculateur architecturé autour de processeurs AMD Opteron 6200 à seize cœurs et de cartes NVIDIA Tesla X2090. Cette machine hybride proposera une puissance pouvant dépasser les 50 pétaflops (suivant la configuration). Cray, qui avait été un des premiers constructeurs à mettre en place une machine pétaflopique (au coude à coude avec IBM), entend donc bien montrer qu’il est le patron du secteur.

Pour monter un cluster d’une telle puissance, il faut aligner un nombre considérable de nœuds de calcul. La vitesse de connexion entre les différents modules de la machine est ici la réelle limite. Cray s’appuie sur une technologie maison, capable de proposer des pointes de transferts de données de plus de 20 Go/s par nœud de calcul, avec un temps de latence point à point compris entre une et deux microsecondes. Autre particularité du XK6, il ne s’appuie pas exclusivement sur la puissance des GPU. Ainsi, un Opteron est présent pour une carte NVIDIA. Là encore, c’est un élément important, car si le GPU est rapide, il manque parfois de souplesse en terme de possibilités de programmation et d’exploitation. Pouvoir alors compter sur des CPU est un plus.

Le tout est livré avec un ensemble complet d’outils de développement, ainsi qu’un environnement Linux mis au point en interne et basé sur la SUSE. Le XK6 sera disponible au second semestre. Le premier acheteur est le CSCS (Centre national Suisse de Calcul Scientifique), qui mettra à jour son cluster XE6m en XK6.


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