Ford abandonne l’e-procurement d’Oracle, pour revenir sur son système propriétaire

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Après quatre années de développements et des millions de dollars investis, le constructeur automobile Ford jette l’éponge Everest, sous moteur Oracle, pour revenir à son ancien système propriétaire de gestion des approvisionnements en ligne sur mainframe

Voilà qui ne fera bonne presse ni à Oracle, ni aux éditeurs de solutions de gestion en ligne de la chaîne d’approvisionnement ! Ford Motor Co., l’un des plus gros constructeurs mondial d’automobiles, met fin au programme Everest.

Ce programme – démarré en 1999 en pleine période Internet où la société dépensait sans compter pour automatiser ses processus de gestion – était destiné à la gestion des approvisionnements (e-procurement) du groupe, parallèlement au projet Covisint de plateforme Web d’achat commune à plusieurs constructeurs, dont Ford et Renault. Everest a été construit sur la base du système de gestion des approvisionnements d’Oracle, autour des applications de la suite Oracle 11i E-Business Suite. Le projet était décrit en interne comme “très ambitieux“. Mais Ford vient d’annoncer qu’il abandonne Everest, après quatre années de développements, et des millions de dollars investis dans le projet, au profit de développement en interne d’applications sur son mainframe. “Nous venons de terminer une évaluation de tous les systèmes d’approvisionnement en ligne de production et non production, et décidé de revenir sur notre éprouvé système courant” a déclaré un porte parole de Ford. Certes, Ford ne s’est pas exprimé sur les raisons qui lui ont fait abandonner Everest, mais certaines sources proches du constructeur affirment qu’Everest était handicapé par ses maigres performances. Il reste maintenant aux services informatiques de Ford à assurer au moindre coût et dans les meilleures conditions et délais la migration de Everest vers ses développements interne, mission bien délicate lorsque l’on sait que les migrations sont un point faible source d’échecs. Concernant le coût final de l’opération Everest, là aussi Ford n’a pas souhaité s’exprimer. Quant à Oracle : “Etant donné notre souhait d’honorer notre accord de confidentialité, il serait inapproprié pour Oracle de commenter ces détails“?


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