France: l’e-commerce poursuit son envol, +56%

Régulations

L’achat en ligne se banalise, les consommateurs ont confiance et même les plus âgés s’y mettent

Quel secteur peut se targuer d’un tel rythme de croissance? Après avoir progressé de 60% en 2002, les revenus des vingt grands cyber-marchands français membres de l’ASCEL (Association pour le commerce et les services en ligne) ont bondi de 56% en 2003 pour s’établir à environ 1,7 milliard d’euros. Au total, le e-commerce français pèserait 5 milliards d’euros.

Le formidable essor du haut débit dans notre pays explique ces ventes soutenues: plus de la moitié (58%) des internautes connectés en haut débit sont acheteurs. Mais ce n’est pas tout. Les analystes de l’association observent une banalisation de l’acte d’achat sur Internet. Les transactions ont en effet augmenté de 69% et le nombre d’acheteurs de 54%, une hausse deux fois plus rapide que celle du nombre d’internautes. C’est une forte accélération par rapport à 2002 où le nombre d’acheteurs n’avait augmenté que de 21%. Sur 21,8 millions d’internautes français fin 2003, 8,3 millions sont acheteurs, soit 38%. Ce pourcentage était de 30% il y a un an. Les types d’achats se diversifient: vêtements, meubles… Par contre, les supermarchés en ligne ont eux plus de mal. “C’est le métier le plus difficile” de l’e-commerce, a estimé Henri de Maublanc, président de l’association. Par ailleurs, le e-commerce élargit son audience. L’augmentation du nombre d’acheteurs atteint ainsi +80% pour les plus de 50 ans et dépasse le niveau moyen pour les femmes et les Provinciaux. Enfin, la confiance dans les moyens de paiement semble aujourd’hui acquise. Désormais 41,1% des internautes disent avoir confiance contre seulement 23% en mars 2001. L’avenir est donc rose pour ce secteur. Selon l’ASCEL, le marché devrait encore progresser de 40% cette année pour atteindre 7 à 8 milliards d’euros.


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