France Télécom dépense des sommes énormes pour ses suppressions de postes

Régulations

Les 22.000 postes en moins pourraient coûter 2 milliards d’euros à
l’opérateur historique

La note est salée. France Télécom a annoncé en février dernier son intention de supprimer 17.000 postes nets, 22.000 sans les recrutements, d’ici fin 2008 et de ramener son effectif sous la barre des 100.000 salariés.

Et selon les estimations de la Tribune, ce plan devrait coûter à l’opérateur historique pas moins de 2 milliards d’euros. Car pour parvenir à cet objectif, le groupe ne lésine pas sur les ‘carottes’ offertes aux candidats au départ. Reconversion, mobilité vers la fonction publique, départ anticipé… autant d’outils qui coûtent très cher à l’entreprise. Selon le quotidien économique, chaque départ est évalué à 40.000 à 60.000 euros !

A la fin 2006, 9.400 postes ont bien été supprimés sans recourir aux licenciements, notamment grâce aux départs volontaires. Mais les syndicats estiment aujourd’hui que cette méthode a atteint ses limites. Traduction : les candidats aux départ volontaire se font de plus en plus rares et France Télécom cherche donc d’autres moyens pour dégraisser.

Pour 2007, France Télécom entend recourir à 5.900 départs et 5.600 pour 2008. Un objectif difficile à tenir selon les syndicats.

« Les cas de mobilité forcée ne se comptent plus ! Il n’y a pas un service en Ile-de-France ou en province où les droits des salariés ne soient bafoués?et ce, quel que soit leur statut « ,s’indigne Patrice Diochet, Délégué Syndical central France Télécom.

Rappelons que tous les syndicats de l’opérateur ont appelé à la grève fin mai contre le plan de suppression de postes et les nouvelles pressions exercées sur les salariés.


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