France Télécom se renforce au Portugal

Régulations

L’opérateur historique annonce une participation de 23,7% dans Sonaecom dans le cadre d’un partenariat stratégique avec la compagnie portugaise de téléphonie et d’Internet

Cet accord de partenariat sur trois ans prévoit que l’opérateur français va augmenter ses participations dans les trois divisions de Sonaecom en échange de sa part dans le capital de la société après augmentation, précise Sonaecom.

France Télécom collabore avec le groupe portugais depuis 1998. L’accord permettra Sonaecom d’accéder à la capacité d’innovation et à certains programmes du groupe France Télécom (services mobiles internationaux, terminaux et contenus multimédia mobiles), et à France Télécom de valoriser ses plate-formes de services et d’étendre ses services mobiles internationaux sans couture. Par ailleurs, Sonaecom et France Télécom développeront leur coopération sur les réseaux domestiques et le trafic international. Cette coopération a également vocation à s’étendre à d’autres programmes dans l’ensemble des domaines fixe, mobile et Internet, comme dans les services convergents. Parallèlement à la mise en place de ce partenariat stratégique, France Télécom cède ses participations minoritaires à 43,33% dans Novis (téléphonie fixe) et Clix (Internet) et à 20,18% dans Optimus (3éme opérateur mobile au Portugal) à Sonaecom, filiale portant les participations du groupe portugais Sonae SGSPS dans le domaine des télécommunications. Optimus, troisième opérateur portugais de téléphonie mobile, intègrera Orange Seamless Alliance dans le cadre d’un accord de roaming et d’interconnexion. Optimus aura également accès aux produits et services multimédia d’Orange et aux combinés France Télécom. En échange, France Télécom entre dans le capital de Sonaecom à hauteur de 23,70%, devenant ainsi le deuxième actionnaire de Sonaecom après Sonae SGSPS. L’annonce du reclassement de 6 à 8% du capital de France Télécom, pour environ 3,5 milliards d’euros, a fait plonger le titre de -2,05% à la bourse de Paris. A terme, l’Etat ne détiendra plus que 33% à 35% de l’opérateur historique. Espérons malgré tout que cette annonce d’un partenariat avec l’opérateur télécom portugais redonne un peu de couleurs aux actionnaires.


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