Google met vos bases de données SQL dans le cloud

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Avec Cloud SQL, Google propose un gestionnaire de base de données en ligne afin de lier les application web aux données tout en déchargeant les développeur des tâches d’administration des bases.

La semaine dernière, Google a annoncé Cloud SQL. Comme son nom le laisse supposer, l’idée est de transposer la base de données de l’entreprise sur les équipements en nuage de Google. « Google Cloud SQL est un service web qui vous permet de créer, configurer et utiliser des bases de données relationnelles avec vos applications App Engine, peut-on lire sur la page consacrée au service. C’est un service entièrement géré qui maintient, gère et administre vos bases de données, vous permettant de vous concentrer sur vos applications et services. »

Pour l’instant livrée dans un mode limité (ou « aperçu »), Cloud SQL répond à une demande insistante des utilisateurs de l’environnement de développement d’application web App Engine. L’offre permettra de lier les applications web avec le gestionnaire de base de données relationnel en ligne décuplant ainsi leurs capacités. « Cela permet de vous concentrer sur le développement de vos applications et services, et vous libérer des tâches de gestion, de la maintenance et de l’administration des bases de données relationnelles », souligne Navneet Joneja, responsable Cloud SQL chez Google.

Se libérer de l’administration

Libérer les utilisateurs des tâches de gestion et maintenance des bases n’est pas le seul avantage du service qui offrira également une haute disponibilité des base à travers leur réplication dans différents centre de données (mais lesquels?). Par ailleurs, l’environnement MySQL est proposé à travers les supports de JDBC (pour les applications Java) et DB-API (applications Python). Google met d’autre part en avant une interface utilisateur en ligne complète pour l’administration des bases et une intégration simplifiée avec App Engine. L’outil d’importation/exportation des données et fonctionnalités est également à l’ordre du jour.

De plus, Cloud SQL permettrait aussi de piloter Bigtable, une base de données NoSQL (terme qui regroupe un ensemble de technologies pour désigner des outils mieux adapté aux données et besoins actuels en opposition aux gestionnaires de bases traditionnels). Cloud SQL est probablement une des fonctionnalités potentiellement proposées avec la version entreprise App Engine for Business lancé en 2010 mais fermée depuis.

Gratuit en attendant d’être payant

Pour le moment, Google distribue au compte goutte (à raison de mille demandes par jour tout de même) les accès à Cloud SQL. Et le service reste gratuit pendant toute la période de « découverte ». Mais il est amené à basculer en mode payant. Pour l’heure, aucune date n’est avancée. Google prévoit de prévenir les utilisateurs 30 jours avant la mise en facturation. Une belle stratégie dans la mesure où, si la plate-forme se montre réellement utile, les utilisateurs testeurs auront tout intérêt à souscrire à l’offre. Sauf si celle-ci est proposée à un prix exhorbitant…


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