La 3G chinoise patine

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Le TD-SCDMA ne fait pas recette

Pour sa téléphonie mobile de troisième génération, la Chine a voulu comme d’habitude essayer d’imposer un standard local, le TD-SCDMA (Time Division Synchronous Code Division Multiple Access), afin de lui éviter de verser des droits sur les technologies adoptées aux Etats-Unis et en Europe.

Mais les difficultés se sont très vite multipliées. Il est apparu que les puces développées pour la technologie TD-SCDMA ne seraient guère efficaces pour certaines applications 3G, comme le téléchargement de fichiers musicaux ou la vidéo-conférence. Ce qui a poussé les autorités à opter pour un choix mixte. Outre le TD-SCDMA, la Chine déploiera le WCDMA, la 3G européenne.

Et les soucis ne se sont pas arrêtés là. Selon la Tribune, Datang Mobile Communication Equipment, un des géants local des équipements télécoms a annoncé son départ de T3G, une association qui réunit plusieurs fondeurs dédiés au TD-SCDMA.

Par ailleurs, Commit Inc, un autre fondeur a fait faillite en mai, malgré le soutien d’actionnaires de poids comme Texas Instruments, Nokia ou LG.

De l’autre côté de la chaîne, les mobiles TD-SCDMA ne semblent pas trouvé preneur. En avril, China Mobile a mis 60.000 combinés sur le marché, seuls 1.800 ont été vendus lors des dix premiers jours… Du coup China Mobile pourrait arrêter les frais et vendre des mobiles WCDMA…

Le TD-SCDMA est-il en danger ? Rappelons qu’Alcatel-Lucent a décroché un contrat d’un milliard de dollars pour fournir des équipements 3G et notamment la fourniture de solutions de coeur de réseau mobile, de solutions de réseau mobiles, d’équipements TD-SCDMA, d’applications, d’équipements de transmission et de routage IP, ainsi que les services qui les accompagnent.


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