La France autorisée à soutenir le projet Quareo

Régulations

L’accord de Bruxelles redonne du souffle à un projet au point mort depuis plus de deux ans

Le projet de moteur de recherche européen va pouvoir se poursuivre. D’après une information de La Tribune, Bruxelles a autorisé la France à fournir un soutien financier au projet Quaero (je cherche, en latin), dont la fonction de recherche est une des composantes. Le montant de l’aide attribuée s’élève à 99 millions d’euros.

Cette manne financière intervient au bon moment. Le projet, censé concurrencer Google, et soutenu au départ par 23 partenaires, n’avait plus connu d’avancée significative depuis 2005. En 2006, le retrait des industriels allemands avait constitué un second coup de massue pour Quaero. Ces derniers, dont Deutsche Telekom et SAP, avaient préféré se concentrer sur leur propre projet, le Theseus.

Pour mémoire, Bruxelles avait autorisé Berlin à verser 120 millions d’euros au projet national.

L’accord de Bruxelles qui intervient à la suite d’ “un examen approfondi” permet de remettre de l’huile dans la machine. Pour la Commission, l’aide de la France correspond aux aides nationales destinées à soutenir la Recherche et le Développement.

D’autre part, les Commissaires ont considéré qu’un soutien financier ne permettrait pas à Thomson, l’un des principaux soutiens du projet, de représenter un danger pour l’équilibre de la concurrence dans ce secteur.

Quaero, qui selon Bruxelles, apparaît comme un outil destiné à gérer les contenus numériques, permettrait à Thomson de renforcer son offre commerciale pour les plates-formes fournissant des contenus basés sur l’IP et pour les systèmes de gestion de contenus multimédia numériques.

Voulu par Jacques Chirac, le précédent président de la République française, Quaero devait être un symbole de la coopération européenne. Les fondateurs visaient la sophistication technologique, en s’appuyant sur des techniques avancées de transcription, d’indexation et de traduction automatique de documents audiovisuels multilingues, ainsi que de reconnaissance et d’indexation des images.


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