Le président d’Altran détaille ses ambitions

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Dans une interview donnée à “La Tribune”, le président du directoire d’Altran, Christophe Aulnette, explique la diminution des marges du groupe pour 2006 et la réorganisation du groupe de conseil en innovation

Scandales et restructurations ont fait plonger Altran. Le 3 août, la société de conseil a affiché une perte de

20% de son cours de Bourse, un phénomène que le patron du groupe explique de la façon suivante :“On ne peut pas contester le redressement du groupe depuis dix-huit mois, notre marge opérationnelle est en progression, elle était de 1% en 2003 de 4,1% en 2004 et de 6,5% en 2005.”. Christophe Aulnette reconnaît néanmoins que ses résultats ne sont pas en adéquation avec les attentes du marché. Cependant il ne s’en étonne pas. Selon lui deux phénomènes expliquent cette faible croissance de la marge opérationnelle :“l’inflation des coûts salariaux, plus élevée qu’anticipée et le fait que la région France, où Altran est le plus profitable, a souffert en terme d’activité.” Qui plus est, dans l’Hexagone, la compétition est de plus en plus rude entre les groupes de conseils. Le quotidien économique s’interroge également sur les rumeurs d’une réorganisation du groupe, sous la forme d’une fusion réunissant les différentes entités, ce qui comme le souligne le journal devrait entraîner la naissance “d’une alliance de PME”. Sur ce point, Aulnette donne quelques précisions : “En France le groupe Altran comptait 48 sociétés réparties sur 96 implantations. D’une alliance de PME, nous nous transformons désormais en un vrai groupe. L’enjeu de ce changement étant de conserver le principe dune organisation agile avec un fort esprit entrepreneurial. Le groupe a procédé au regroupement des quatre grands secteurs de conseil en R&D, l’aérospatial et la défense, l’automobile et les transports, l’énergie et la chimie-pharmacie, les télécoms et les médias.” Interrogé sur le taux élevé de rotations parmi ses salariés qui a atteint les 30% en 2005, Chrisotphe Aulnette précise :“que le taux de rotation des salariés est élevé pour tout le monde, cependant si nous avions eu moins de “turn over” nous aurions eu quelques points de croissance en plus. Cela reste un enjeu tés fort pour Altran, et l’on sent que les choses vont dans le bon sens. L’année dernière, nous avons recruté 4.500 personnes et nous devrions passer la barre des 5.000 cette année.” En terme de perspective, le président en charge de la gestion de l’entreprise rappelle qu’Altran est le leader européen du marché du conseil en R&D :“avec près de 800 millions d’euros de chiffres d’affaires nous avons 5% de ce marché que l’on évalue à 15 milliards d’euros. La proportion des dépenses R&D en Europe n’est que de 10%. Je suis convaincu que cette dernière ne peut que croître.”


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