Le prix des noms de domaines va augmenter

Régulations

VeriSign, gestionnaire contesté des domaines génériques ‘.com’ et
‘.net’, va augmenter ses tarifs

La gestion des domaines du Net a un coût, qui est répercuté par leurs gestionnaires aux ‘registrars‘ et autres acteurs (‘brokers’) qui vendent et enregistrent les domaines du Web.

Le plus important d’entre eux est VeriSign, un géant américain – peut-il en être autrement concernant l’Internet, à l’image de l’ICANN si proche du gouvernement américain ?

Cet acteur est souvent controversé, car il gère les serveurs des DNS (Domain Name System) des domaines les plus répandus sur la toile : les ‘.com‘ et les ‘.net‘.

On notera que VeriSign gère également les ordinateurs qui stockent l’ensemble des suffixes des 266 domaines de la planète, comme le ‘.biz‘ ou encore le ‘.fr‘.

Le prix facturé par Verisign aux “registrars” passera à compter du 14 octobre prochain à 6,42 $ pour un domaine ‘.com’, soit une augmentation de 6 % ; et 3,85 $ pour un ‘.net’, soit 10 % supplémentaires.

Le contrat qui lie VeriSign au Département américain du Commerce et à l’ICANN, qui se termine en 2012, l’autorise à augmenter ses tarifs de 7 %, sauf les deux dernières années. VeriSign ne les avait pas augmenté depuis 1999.

Certes, ces hausses n’auront qu’un effet limité sur le consommateur, c’est-à-dire le propriétaire, en réalité le locataire du nom de domaine. En revanche, certains ‘registrars‘ ou ‘brokers’ se sont lancés dans des offres pluri-annuelles, avec par exemple une garantie sur 10 ans. S’ils n’ont pas prévu de clause de révision de leurs tarifs ou encore s’ils ont facturées plusieurs années en un seul bloc, c’est leur marge qui va en prendre un coup !

Le pire pourrait revenir à Network Solution, qui offre un package de domaine sur 100 ans ! Mais ce broker est une filiale de VeriSign, ce qui doit simplifier le problème?

Absorber des milliers de milliards de requêtes Au-delà des polémiques sur le contrôle de l’Internet que l’administration américaine entend continuer d’exercer directement ou via ses partenaires ICANN et VeriSign, ces acteurs de la toile doivent faire face à une problématique technologique récurrente dont le coût n’est pas négligeable, ce qui justifie des charges prélevées sur les noms de domaines.Ainsi en 2000 VeriSign comptabilisait 1 milliard de requêtes par jour sur ses serveurs DNS. Six ans plus tard, le volume des requêtes a été multiplié par trente, soit 30 milliards par jour ! Et ce chiffre va continuer d’augmenter à un rythme exponentiel.Pour faire face à la demande, VeriSign a lancé le Project Titan, pour étendre la capacité de ses systèmes jusqu’en 2010, première date butoir du contrat qui le lie à l’ICANN et Département américain du Commerce, et à partir de laquelle il ne pourra plus augmenter ses tarifs. A cette date, les serveurs devront supporter 4 trillions (4.000 milliards) de requêtes par jour.La capacité du traitement de Project Titan est certainement largement surévaluée par rapport aux besoins réels, sauf que les serveurs doivent être capables d’encaisser des pics éventuels de demandes légitimes, mais surtout les attaques par dénie de service, les tentatives d’engorgement, et les menaces des pirates.Car lorsque VeriSign affiche 30 milliards de requêtes par jour, une partie, le pourcentage n’est pas connu mais serait assez élevé, concerne des actions illégales et attaques délibérées?

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