Les français privilégient le Net par rapport à la TV et la radio

Régulations

Internet semble être un média cannibale. Selon un sondage commandé par Juniper Networks, les internautes européens portent un intérêt croissant aux services Web

Le Net serait-il la cause de la fin programmée des médias traditionnels ? C’est en tout cas ce que semble toucher du doigt un étude menée par Ciao Group. Cinq pays européens (France, Allemagne, Espagne, Italie, Royaume-Uni) sont passés au crible sur leurs habitudes de consommation du Net.

Une lame de fond se dégage clairement, la plupart des 5.000 personnes (1.000 par pays) interrogées déclarent porter un intérêt pour les différents services liés au multimédia. A la question de savoir quel moyen de communication deviendra le plus important dans le futur, en tête du sondage, le téléphone mobile recueille 73,2 % des suffrages Les messageries instantanées suivent de très près, devancées d’une courte tête par le courrier électronique. L’achat en ligne, la télévision sur Internet, le téléchargement de musiques et de films (VoD) voient, eux aussi, un bel horizon se profiler.

Cette enquête dresse donc un constat, les internautes sont à l’affût de nouveaux services sur Internet pour du divertissement, de l’information ou de la communication.

Toujours selon le sondage, la télévision par Internet serait le deuxième service appelé à prendre le plus d’importance pour les Français (76,4%). Là aussi, l’importance et le développement des services tels que la VOD ou les récents bons résultats de la TNT semblent ouvrir la voie à de nouvelles pratiques.

A l’inverse, on note un net désintérêt pour les médias et services traditionnels tels que les CD, la radio, l’achat ou la location de DVD, ou encore la télévision hertzienne. Cette dernière est même considérée comme ayant dans l’avenir le moins d’importance aux yeux de français : 56,3 % estiment ne plus y attacher de réelle importance.

Un fossé commence donc à se creuser dans les modes de consommation des médias. Ceux considérés comme “traditionnels” semblent marquer le pas. On peut donc imaginer être en présence d’un phénomène bien connu des sociologiques et des économistes de “destruction créatrice”. Lorsqu’un média sombre, il laisse alors le champ libre à d’autres, plus en rapport avec les évolutions technologiques du moment.


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