Les volumes d’e-mails grossissent, ‘spam’ compris!

Régulations

On pouvait attendre, avec la multiplication des ‘spams’, une réduction des volumes d’e-mails? Il n’en est rien, l’e-mail reste toujours aussi populaire, et ne cesse de grossir en volume

81% des consommateurs expédient ou reçoivent des e-mails plusieurs fois par jour, et 33% sont des ‘

constant e-mailers‘, des utilisateurs permanents d’e-mails. C’est ce que révèle la plus récente étude de DoubleClick sur la consommation des e-mails. Chaque semaine, un internaute qui pratique la messagerie Web reçoit en moyenne 308 messages, en augmentation de 16% par rapport à 2003. Cette augmentation de l’usage des e-mails a aussi sa contrepartie, le spam, ces messages non sollicités expédiés illégalement. Selon DoubleClick, ils représentent 62% des e-mails reçus, en augmentation de 6%. Ce qui incite l’internaute à ouvrir un e-mail 64% des consommateurs se basent en priorité sur l’expéditeur de l’e-mail pour ouvrir ce dernier, 33% sur l’objet. Ainsi, 93% d’entre eux considèrent qu’il s’agit d’un ‘spam’ lorsque l’expéditeur leur est inconnu. 58% l’assimilent à du ‘spam’ lorsque l’expéditeur leur est connu, mais que ce dernier leur expédie trop de messages ! Lorsque le consommateur a autorisé la réception d’e-mails commerciaux, le Permission Based e-mail (PBE), l’origine de l’expéditeur reste le principal motif pour s’autoriser l’ouverture du courrier, pour 64% d’entre eux, mais ces e-mails à caractère publicitaire ne représentent que 8% des e-mails. En revanche, les deux tiers des consommateurs ouvrent 60% de ces PBE, et 32% d’entre eux ont indiqué qu’ils ont commandé spontanément en ligne à la lecture d’un de ces e-mails. 30% ont indiqué qu’ils ont acheté en ligne ‘ultérieurement’, et 12% qu’ils consultent ces PBE ‘pour information’. Quant aux ‘coupons’ qui accompagnent parfois les PBE, 59% des consommateurs en ont tiré profit dans des achats physiques, hors ligne, et 73% sur des achats en ligne. Voilà qui devrait rassurer les services marketing qui hésitent à investir dans des campagnes d’e-mailing. Malgré les dégats du ‘spam’, l’e-mail reste un excellent outil de communication, et un support commercial de premier ordre. Enfin, l’e-mail reste le premier outil de confirmation d’une opération en ligne, pour confirmer une transaction pour 95% des consommateurs, et pour 90% d’entre eux pour confirmer un achat.


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