L’opérateur turc Telsim trop cher pour France Télécom

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Le groupe français renonce à participer au processus de privatisation de l’opérateur

Est-ce parce que France Télécom accumule les amendes colossales (dernier épisode en date: 256 millions d’euros) qu’il renonce à s’emparer de Telsim, opérateur turc ?

Officiellement, le groupe français explique qu’il a décidé de se retirer du processus de privatisation de l’opérateur turc à cause d’“une procédure d’enchères inflationniste.” “Nous avons décidé de nous retirer du processus d’enchères de Telsim parce que nous pensons qu’il entraînera une inflation des prix, à des niveaux qui ne seront plus justifiés par les actifs”, a déclaré un porte-parole de France Télécom, à Bloomberg. Après le rachat de l’espagnol Amena pour plus de 60 milliards d’euros, après son dépôt de candidature à la privatisation de Tunisie Télécom, France Télécom avait annoncé son intention de concourir à la privatisation de l’opérateur turc Telsim. “C’est un pays intéressant, avec une population nombreuse et un faible taux de pénétration”, expliquait Vodafone, également sur les rangs. La Turquie a fixé un prix plancher de 2,8 milliards de dollars. Les candidatures officielles devront être déposées avant le 5 décembre pour une adjudication prévue le 13 décembre. Mais France Télécom était loin d’être le seul candidat à cette reprise. Vodafone, Telenor, AFK Sistema, Orascom, MTC et Wataniya, Koc, Sabanci et Dogan, etc. En tout 15 candidats ont déposé une offre. L’opérateur français avait envisagé une alliance entre le groupe turc Sabanci Holding et Orange, afin de mettre en place une offre commune sur Telsim.


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