Microsoft: met le turbo sur les logiciels “décisionnels”l

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En 2007, tous les étages de la fusée Microsoft ‘BI’ (business
intelligence) seront intégrés

Le décisionnel représente un terrain fertile pour la consolidation et la rationalisation. Le schéma “Excel Company” sévit toujours dans de trop nombreuses entreprises. Symptôme principal ? Des dizaines de décideurs accumulent diverses données de sources multiples dans des feuilles de calcul qu’ils ne partagent pas ou peu.

Un socle décisionnel SQL Server chapeauté par l’analytique

Microsoft a donc fortement investi sur la Business Intelligence, en complétant SQL Server aevc un moeueur Olap, et ses offres Analysis Sevices et Reporting Sevices, avec son ETL maison. Cet ensemble, baptisé plate-forme BI, constitue le socle de l’offre Microsoft Business Intelligence.

Un second niveau, reposant sur ce socle, regroupe les tableaux de bord avec Business Scorecard Manager et l’analyse avancée avec Proclarity (racheté en mai 2006). Vers mi 2007, tous ces produits seront intégrés au sein de la gamme Performance Point Server 2007 incluant Analytics (ex Proclarity), Scorecarding, et Planning (budgétaire et financier).

Proclarity a vite été intégré à l’offre. En effet, partenaire privilégié de Microsoft, Proclarity est totalement développé avec des technologies de l’éditeur de Redmond, et ses fonctions graphiques avancées destinées aux décideurs opérationnels (non techniciens) fonctionnent aussi bien avec SQL Server 2000 que 2005.

Un portail décisionnel 2007 ravalé et plus intégré

Au niveau supérieur que l’éditeur appelle “Portail et Collaboration”, on retrouve Office SharePoint Server et Excel 2007. Toutefois, les habitués du tableur de la suite Office apprécieront ses capacités décisionnelles. Les tableaux croisés dynamiques ont été simplifiés, leur ergonomie en facilite l’accès et la lecture, et de nouveaux modèles prédéfinis sont proposés. Le formatage permet de combiner des données personnelles et des informations de la plate-forme BI. Enfin, le color-coding permet suite à, une simple choix de mise en forme (en mode wisiwig ) d’attribuer aux cellules des couleurs ou symboles conditionnel (Par exemple : vert – supérieur à la moyenne, jaune – moyen, rouge – sous la moyenne?).

Enfin, les nouveaux Excel Services apporteront à Sharepoint Portal Server 2007 un moteur de calcul Excel, la visualisation de feuilles de calcul dynamique dans un navigateur, et un accès sous forme de Web Service pour le calcul. Plus simplement : un utilisateur pourra utiliser Excel 2007 pour créer un rapport, puis le publier sous SharePoint, d’autres utilisateurs (autorisés) pourront alors y accéder via un navigateur, voire effectuer un import du résultat dans Excel.

Outre ce contrôle de publication et d’accès, SharePoint Portal Server 2007 permettra aussi de créer des sites Web de rapports prêts à l’emploi, et de mettre en place du workflow (automatisation de processus avec étapes prédéfinies de validations), de la collaboration, des systèmes d’alerte, etc.

Le trublion risque bien de secouer le marché

On l’aura compris Microsoft disposera en 2007 de tout l’arsenal pour répondre aux différents profils d’utilisateurs : les informaticiens (et SSII), les décideurs opérationnels avec des besoins de base, le reporting de masse, les décideurs nécessitant des outils d’analyse avancés, et tous les managers ayant à planifier, à suivre te à réajuster un budget ou un plan financier. L’éditeur de Windows et d’Office joue l’intégration entre ses produits, déjà très présent en entreprise. On peut regretter cet “enfermement” technologique. Néanmoins, cela ne semble gêner ses clients, ni ses partenaires, que certains commentateurs prennent taxent un pêu trop rapidement de victimes ignorantes. Et à quel titre ? Le plus souvent, ils n’ont jamais mené eux-mêmes un tel projet avec ces outils. Et si le pragmatisme et la réalité du terrain étaient plus constructifs que l’idéologie obscurantiste?

Face à ses concurrents qui feignent d’ignorer sa présence au c?ur des applications décisionnelles des entreprises, ou qui écartent le propos d’un « Mais nous ne sommes pas sur le même marché !» ( l’éditeur serait donc seul sur son propre marché, qui génère pourtant du chiffre?), Microsoft rétorque en se positionnant toujours plus haut, et souvent bien moins cher.

Une seconde semonce après l’essai réussi avec son moteur Olap qui a fortement tiré les prix vers le bas. A bon entendeur?


Auteur : José Diz
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