Mobiles: les tribulations des portables européens en Chine

Régulations

Pour une fois les Occidentaux dament le pion aux constructeurs chinois sur leur propre marché

C’est assez rare pour en parler, les constructeurs européens de portables ont parfaitement profité de l’explosion de la demande sur le marché chinois en 2002 et 2003. De plus, effet de mode aidant, ils ont le vent en poupe, et les consommateurs chinois sont de plus en plus nombreux à plébisciter les portables Nokia ou Motorola.

En l’absence de nouveaux modèles, du fait d’un manque d’anticipation des industriels chinois face à l’arrivée des nouvelles technologies (écrans couleur, sonneries polyphoniques, appareils photo et Mp3), « les fashions-victimes » Pékinois trouvent très snob de posséder une marque étrangère. Qui plus est, ces modèles sont plus performants et dans l’air du temps? L’arrivée des portables 3G et en parallèle, de nouveaux équipementiers, accélèrent les mauvais résultats des groupes chinois. Le leader national Bird avertit d’ores et déjà que ses ventes seront inférieures d’environ 30% à ses prévisions (en volume 13 à 14 millions de combinés) mais dément toute les rumeurs de discussions avec Siemens. L’export pour endiguer les pertes

L’entreprise du Guangdong, TCL Communications, engrange sept mois consécutifs à la baisse avec une chute alarmante de 58% des ventes en novembre par rapport au mois correspondant de 2003. Malgré le changement de direction et le joint-venture avec Alcatel, les difficultés persistent pour la firme de Li Dongsheng. Et pour endiguer le recul, le groupe se tourne vers l’exportation, notamment vers les pays en développement. En s’appuyant sur son partenariat, TCL veut faire passer sa part de marché en Inde de 2% actuellement à 7% d’ici décembre 2005. De son coté, Bird devrait exporter 3 millions de combinés cette année contre 1 million l’an dernier.


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