Mobiles: Motorola lance un OS à mi-chemin entre Java et Linux

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La grande famille des systèmes d’exploitation pour mobiles s’agrandit: Motorola présente JUIX

La guerre acharnée que se livrent les éditeurs pour le contrôle du très juteux marché des systèmes d’exploitation pour mobiles va connaître un nouvel épisode avec l’arrivée de JUIX.

Cet OS développé par le deuxième fabricant mondial de mobiles, Motorola, se veut un savant mélange entre Linux et Java. Il va venir concurrencer les déjà très établis Symbian (Nokia), Windows Mobile (Microsoft) ou encore PalmOS. Pour ne citer qu’eux. Selon le site News.com, Motorola s’est associé à Montavista, un éditeur américain, pour concevoir ce nouvel OS hybride et open-source. Et les choses sont avancées puisque Motorola a présenté son premier mobile motorisé par JUIX. Il s’agit de l’E895 qui sera lancé en Asie pendant le quatrième trimestre 2005 et en 2006 dans le reste du monde. Selon le constructeur, plus de la moitié des téléphones mobiles Motorola seront accompagnés du système libre dans les 18 à 24 mois à venir. Il est doté d’un capteur photo 1.3 megapixels et pourra lire les MP3 qui pourront être stockés sur une carte mémoire TransFlash. Il supportera également le Bluetooth et l’enregistrement vidéo. L’intérêt de Motorola pour Linux et Java n’est pas nouveau. L’américain a lancé en 2003 son premier mobile Linux et Java. A l’époque, le fabricant précisait que “Ce modèle est le premier combiné de Motorola prouvant l’engagement de la société à faire de Linux un pilier de sa stratégie logicielle pour combinés portables”. En juin 2004, le groupe américain choisissait Qtopia Phone Edition de Trolltech pour équiper certains combinés destinés à la Chine. Cet OS dérivé de Linux est exploitable par tous les constructeurs de mobiles. Il supporte ainsi quasiment tous les processeurs. Il supporte également les mobiles à keypad et les écrans tactiles. Et Motorola n’est pas le seul à s’intéresser au Pingouin. En mai dernier, Nokia confirmait le lancement d’une nouvelle génération de terminaux: un PDA sans téléphone mobile, mais connecté à Internet en Wi-Fi et équipé d’un OS open-source dérivé de Linux. En mars dernier, Siemens Mobile annonçait le passage à l’open-source pour les plate-formes logicielles utilisées pour “motoriser” ses combinés. Il s’agit de réduire les coûts et d’accélérer les temps de production. Mais on ne sait pas si BenQ, nouveau propriétaire du fabricant, poursuivra sur ce terrain. Samsung est aussi sur ce terrain. Enfin, PalmSource, l’éditeur des PalmOS, a souligné son intérêt croissant pour le libre. En décembre dernier, l’éditeur a annoncé le rachat de China MobilSoft Limited (CMS), acteur majeur des logiciels pour la téléphonie mobile en Chine développés sous Linux, en particulier avec sa filiale MobilSoft Technology. “C’est la prochaine étape de notre progression et un mouvement majeur pour l’industrie des téléphones mobiles” a déclaré David Nagel, CEO de PalmSource. “Nous projetons d’offrir la simplicité d’utilisation et la flexibilité de Palm OS à tous les téléphones mobiles“. Concrètement, PalmSource projette d’implémenter l’environnement Palm OS sous Linux. Des PDA Linux dont le design du système d’exploitation et le contenu ressemblent comme deux gouttes d’eau à ceux de Palm OS, la compatibilité des données en plus ! Le Pérou pour l’éditeur, Palm OS et BeOS ouverts à la communauté Linux, 360.000 développeurs ‘open source’ enregistrés et 25 millions d’utilisateurs, et l’ouverture vers la Chine et l’Asie, le plus grand marché Linux de la décennie et le plus grand marché du monde. Pour autant, ces annonces restent encore marginales. La part de marché de Linux dans ce secteur est encore très faible. Et il faudra que de nombreux fabricants disent oui à Linux avant que Symbian ou Windows Mobile soient inquiétés.


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