Oracle / JDE : deux clients, pacifiques, témoignent de la transition

Régulations

Lors d’une présentation à la presse début septembre, officialisant notamment la réhabilitation de la marque JD Edwards, Oracle France a invité deux clients JDE à témoigner sur leur sérénité face à la transition en cours et aux promesses du programme “Fusion”

Deux clients témoins, deux cas concrets. Oracle France a eu la bonne idée de laisser la parole à un responsable du groupe

Labeyrie (produits de gastronomie) et à un autre du groupe pharmaceutique PCAS. Ayant traversé les multiples péripéties du rachat de JDE par PeopleSoft puis l’OPA d’Oracle, les deux témoins se déclarent sereins. Arguments à l’appui… Labeyrie, le spécialiste du foie gras du Sud-Ouest (et du saumon fumé, entre autres gourmandises), est une belle PMI en expansion, qui fait partie du groupe SIF Ltd Iceland. Avec 1.130 personnes, elle réalise 235 millions de chiffre d’affaires. Ses ventes sont concentrées, à hauteur de 70% -ce qui sa spécificité “métier”- sur trois semaines, au moment des fêtes de fin d’année. Labeyrie a fait le choix JDE après le rachat de JDE par PeopleSoft. Et les contrats ont été signés après le rachat par Oracle en décembre 2004. “Nous avons eu quelques doutes, c’est vrai en octobre et novembre 2004” reconnaît Louis Goffaux, responsable du projet, “mais nous avons maintenu notre confiance dans la solution“. Le projet a démarré en février 2005 et la première tranche doit être déployée en février 2006. “Nous sommes actuellement en phase de paramétrage” Il est prévu que le projet soit entièrement déployé en 2006. “Nous prévoyons de déployer les autres filiales du groupe entre septembre 2006 et janvier 2008“, explique M. Goffaux. Premier bon point: “PeopleSoft n’a jamais lâché JDE. Et, pour le moment, Oracle non plus. Un critère important pour nous: si notre premier interlocuteur a quitté Oracle, néanmoins nous pouvons considérer avoir gardé globalement la même équipe avant-vente qui continue à nous suivre au delà de la vente, pendant la phase de réalisation.” Devant l’afflux des différentes versions, il est vrai que s’est posée la question de la stabilité. “Nous avons un peu gelé nos positions sur la première version.” Les réponses aux demandes de “réassurance” auprès d’Oracle ont paru crédibles: l’éditeur revendique être le seul à garantir un engagement de suivi et de migration jusqu’en 2013. “La migration, dans le cadre du programme “Fusion”, prend effet à partir de la version 8.11“. La version 8.12 sera disponible à partir du 1er trimestre 2006. Et Oracle s’est engagé à ce qu’il n’y ait pas de coût additionnel sur les licences. “Du reste, constate le responsable de Labeyrie, le coût de la licence ne représente que 20% du coût global“. En pratique, quel est le point critique dans un tel processus de migration? “C’est la transposition des bases de données, la reprise des règles de gestion des bases“. “Les évolutions en cours ne m’alarment pas. Le club des utilisateurs est actif[il réunit 500 clients JDE].Jusqu’ici je constate que l’évolution des versions correspond à nos besoins“. “Mon point de vue est probablement différent de celui de nombreux clients JDE” commente Louis Goffaux, qui connaît bien Oracle pour y avoir passé 8 ans dans une vie antérieure. “A mon sens le produit “Fusion” d’Oracle est un projet d’aboutissement technologique sur une plate-forme de développement unifiée et non pas une fusion ou absorption des modules fonctionnels de JDE, PeopleSoft ou Oracle Applications. L’idée, c’est de faire communiquer entre eux, dans le même environnement, sur un ‘middleware’ partagé, et avec une seule base de données Oracle, des modules JDE, PeopleSoft et Oracle. Oracle est un éditeur visionnaire en termes de technologie et le projet qu’ils proposent est séduisant de ce point de vue là.PCAS: 3 sites pilotes L’autre client témoin, la société PCAS, est une PME de taille similaire. Ce fabricant de produits chimiques travaillant majoritairement pour la pharmacie, installé à Longjumeau (91) compte 1.400 personnes. Son choix de JD Edwards, sur serveur IBM AS/400, remonte à 2002. La couverture de l’ERP à l’ensemble de l’activité pour la pharmacie date de 2005. Depuis avril 2003, les responsables avaient choisi de commencer par 3 sites cGMP dédiés à la pharmacie pour modéliser les flux. L’acquisition d’un nouveau site a été l’occasion de mettre en place une solution de GMAO, fonctionnellement proche du module JDE Production. “Nous avons prévu de migrer l’essentiel de nos applications vers l’ERP“, explique José Munoz, DSI de PCAS. A partir de 2006, tous les derniers logiciels ou progiciels spécialisés (ou “best of breed”) seront remplacés. _ _ NDLR: Vous souhaitez réagir, apporter un ou des témoignages complémentaires: redaction@silicon.fr


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