Progiciels : Siemens s’offre UGS pour $3,5 milliards

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Confronté à moult difficultés, le conglomérat allemand veut montrer qu’il
peut réagir

Malgré les difficultés financières, les scandales de détournement de fonds, et une amende record pour entente dans le marché des équipements électriques, Siemens ne s’interdit aucune acquisition de taille. Le conglomérat allemand annonce ainsi le rachat de l’éditeur de progiciels UGS pour la coquette somme de 3,5 milliards de dollars. La transaction inclut une reprise de dette.

Les trois fonds qui possédaient jusqu’à aujourd’hui cette entreprise texane font la culbute. Bain Capital, Silver Lake Partners et Warburg Pincus, l’avaient racheté à Electronic Data Systems (EDS) en mars 2004 pour 2,05 milliards de dollars.

Dans son communiqué, Siemens a indiqué que l’acquisition d’UGS lui permettrait d’ajouter au portefeuille de technologies d’automatisation de sa branche A&D des logiciels industriels de planification, de conception et de simulation. UGS est en effet spécialisé dans la CAO et le PLM (Product Life Management).

Le groupe qui tient ce jeudi une assemblée générale critique veut démontrer, par cette acquisition, sa capacité à réagir dans un contexte hautement difficile.

Dans le même temps, le géant a annoncé qu’il introduirait en bourse sa division VDO spécialisée dans l’automobile. Objectif, lui donner des ressources et une flexibilité financière plus grandes pour sa croissance future.

Siemens a ajouté qu’il entendait conserver une participation majoritaire dans cette activité.

VDO fabrique des composants pour l’injection électronique de carburant aux airbags en passant par les outils de navigation et les autoradios. C’est l’un des plus grands fournisseurs mondiaux d’électronique automobile.


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