Programme WGA : 20% de Windows piratés. Mais…

Régulations

Bilan mitigé pour le programme, puisqu’il y a certes beaucoup de versions pirates mais aussi pas mal de faux positifs

L’initiative WGA pour Windows Genuine Advantage, considérée par de nombreux spécialistes comme intrusive, a été lancée par la firme de Redmond pour contrer le piratage de ses OS.

Elle doit aussi permettre aux détenteurs de version authentique de se faire connaître afin de profiter de mises à jour spécifiques.

Premier constat, selon Microsoft une copie sur cinq de Windows est piratée. Depuis le lancement de l’initiative, près de 300 millions de postes se sont authentifiées sur le site de Microsoft et d’après les statistiques publiées sur le blog de l’éditeur, 60 millions sont équipés de versions illégales.

48 millions des postes étudiés seraient crackés par des clés utilisées pour enregistrer l’OS dans les grandes entreprises. Qui plus avec des générateurs de clés, les pirates n’hésitent pas à les installer plusieurs fois.

Microsoft envisage d’ailleurs de changer sa politique d’authentification dans l’entreprise pour son futur OS Vista. En ce qui concerne les 12 millions de machines restantes, Microsoft estime qu’elles sont liées à du hacking, par exemple des modifications de fichiers Windows.

Reste un problème, les faux positifs, qui occupent une grande place sur le Blog de Microsoft. Certains utilisateurs de versions légales ont subi des désagréments, WGA considérant que leurs systèmes n’étaient pas des originaux.

À titre d’exemple, le parc de 180 machines d’une entreprise a été considéré à tort comme illégal par WGA. Aujourd’hui, le problème a été réglé avec l’assistance technique de Microsoft, mais l’affaire reste inquiétante d’autant que Microsoft communique peu sur le sujet.

Le programme WGA n’a pas fini de soulever les mécontentements, pourtant, malgré deux procès en cours aux États-Unis, Microsoft n’envisage pas du tout de le supprimer.

Pourtant, deux actions en justice sont actuellement en cours aux Etats-Unis contre WGA. Pour les plaignants, le produit de sécurité de Microsoft est accusé de renfermer un ‘spyware’, ou logiciel espion, qui rapatrierait chez Microsoft des données figurant sur le disque des postes clients, et considérées par ces derniers comme confidentielles et non autorisées à être transférées…

Ces consommateurs reprochent à l’éditeur de les avoir trompés en indiquant que le produit WGA était une mise à jour de sécurité critique et en ne les prévenant pas que la solution les met fréquemment en relation avec les serveurs centraux de Microsoft.


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