Raté, Hayabusa a loupé sa cible: l’astéroïde Itokawa

Régulations

La sonde japonaise Hayabusa n’est pas parvenue à collecter d’échantillons de la surface de l’astéroïde Itokawa

La mission Hayabusa, extraordinaire à la fois par son ampleur et sa complexité, connaît quelques difficultés à remplir son programme. La sonde a échoué dans sa tentative d’arracher des échantillons de l’astre Itokawa, à 300 millions de kilomètres de la Terre.

La faible masse de l’astéroïde ne lui permet pas de retenir la sonde avec sa seule force d’attraction. Minerva, le mini robot qui devait rebondir sur le sol d’Itokawa, a échoué dans sa mission, faute d’attraction suffisante. C’est pourquoi depuis deux mois Hayabusa évolue à quelques kilomètres de sa surface (lire notre article). Et jusque-là, la mission a été une réussite – hormis Minerva, largué au mauvais moment? Ce samedi 19 novembre, Hayabusa devait incurver son vol, plonger vers la surface de l’astéroïde, y larguer à 40 mètres une sphère métallique qui devait servir de cible afin de décocher un projectile dont l’impact devait soulever des poussières, qui seraient ensuite aspirées dans un cornet, puis ramenées sur Terre. On imagine donc la complexité de cette mission, entièrement automatisée. Seulement, à 17 mètres de l’astéroïde, la JAXA, l’agence spatiale japonaise, perd le contact avec la sonde. Trois heures plus tard, Hayabusa est retrouvé à quelques dizaines de kilomètres de l’astéroïde. La mission a échoué ! Que s’est-il passé ? Les scientifiques s’interrogent, mais il leur faudra faire vite, car un ultime essai est programmé, le 25 novembre? Vendredi prochain ! Si l’opération échoue une nouvelle fois, la JAXA n’aura pas démérité. A cette distance et avec cette complexité, une réussite totale tient du miracle. En revanche, Hayabusa, à défaut d’échantillons, aura récolté une extraordinaire et unique moisson d’images. Et certains aspects de la mission sont un vrai succès, en particulier le moteur de propulsion ionique, une première. Mais aussi le degré d’automatisation. Mais en la matière, si européens et asiatiques privilégient les missions robotisées, les Etats-Unis souhaitent relancer les missions habitées. Question de marketing?


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