Seagate : un bouquet de nouvelles unités ‘disques’

Régulations

Le constructeur de disques durs met les bouchées doubles. Il a présenté à Paris un bouquet de douze nouveaux produits, destinés tant aux PC qu’aux PDA ou assistants personnels

Douze produits, pas moins, couvrant à eux seuls quelque 97 % des besoins des différents segments de marché du disque dur. Seagate tourne une page: auparavant il n’adressait que 75% du marché global du disque dur. Objectif : le stockage aussi bien personnel que professionnel. Et là quelques chiffres laissent rêveur. Chacun d’entre nous constitue ou reconstitue annuellement pas moins de 800 méga-octets d’informations personnelles, la masse de ces données, au fil de la vie, représentant environ 100 giga-octets.

De mémoire d’homme? Les e-mails, à eux-seuls, frôlent sur le plan mondial une volumétrie annuelle de 400 peta-octets, en augmentation constante. En 2002, on en était déjà à 5 exa-octets de données enregistrées sur support magnétique pour l’exercice. Nul besoin de dire que ce chiffre est depuis longtemps enfoncé. La course à la capacité continue de faire rage dans les milieux professionnels. Avec des besoins précis en termes de vitesse de rotation des disques, puisque la tendance en entreprise va vers les 15 000 tpm, soit deux fois le débit atteint il y a deux ans. Les prévisions à deux ans, en matière de stockage personnel, sont, elles aussi, particulièrement parlantes, comme en témoigne le tableau ci-dessous. France: un marché de 800 millions d’euros Sachant que le parc installé à domicile frôle les 4 millions d’utilisateurs, on peut donc prévoir un marché potentiel de quelque 800 millions d’euros, rien que pour la France (à périmètre constant). De même, les prévisions concernant le monde de la mobilité (tant personnelle que professionnelle) laissent envisager un potentiel de marché d’environ 500 millions d’euros pour l’Hexagone. Lorsque l’on sait que notre douce nation ne représente guère que 15 % du marché mondial des disques durs (lequel devrait passer de 261 millions d’unités en 2003 à 380 millions en 2006), on imagine sans peine tout l’attrait que ces nouvelles formes de stockage peuvent avoir pour des fabricants tels que Seagate. Faut-il récupérer les disques des iPod?! D’autant que, comme le démontre l’illustration suivante, certains domaines ne sont pas encore couverts ou alors via des bricolages comme celui exploités par les photographes professionnels qui n’hésitent pas à décarcasser les iPod pour récupérer un disque dur bien moins coûteux dans cette configuration que celui vendu à destination de l’imagerie numérique. Des innovations et des améliorations sensibles Seagate estime possèder désormais le portefeuille de produits le plus large du secteur: il adresse aussi bien des applications allant des lecteurs MP3 aux enregistreurs vidéo numériques et à l’électronique grand public, en passant par les desktops et les portables, pour englober tout le stockage de l’entreprise (serveurs, infocentres). Deux produits méritent le détour. Il s’agit tout d’abord de la gamme ST1, disque 1″, le premier disque dur 1″ offrant des capacités de 2,5 et 5 Go. Ces disques sont tout particulièrement destinés aux lecteurs audio/vidéo de poche, aux appareils photo numériques et aux PDA. Ils visent à concurrencer les mémoires ‘flash’. Le disque dur de poche USB2 de Seagate est l’autre attraction de cette nouvelle offre. De la taille d’un yo-yo, il intègre un cordon rétractable de raccordement USB et offre la même capacité que le modèle précédent. Son faible encombrement et son design devraient notamment faire fureur auprès de la gens féminine, notamment dans les agences de communication. Quoi qu’il en soit, c’est un format parfait pour transporter ses fichiers avec soi.


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