Sega dit oui à Sammy

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Après plus d’un an de négociations et de reculades, l’éditeur japonais va finalement fusionner avec le spécialiste des pachinkos

On y croyait plus. Mais aujourd’hui, l’affaire semble entendue. Le concepteur japonais de jeux vidéos Sega annonce son intention de fusionner avec Sammy, numéro un japonais des flippers verticaux (pachinkos).

Le mariage de Sega avec Sammy est dans les cartons depuis octobre 2002. A cette époque, Sega, en difficultés financières, recherche un partenaire de poids. Pour survivre, il doit s’associer à un groupe disposant de cash. Sammy répond à ce besoin, le secteur des pachinkos génère d’énormes liquidités: les japonais en sont fous. En février 2003, le mariage semble être sur les rails. Quelques mois plus tard, on apprend que les géants Microsoft et Electronic Arts seraient aussi sur les rangs. Une bonne nouvelle pour Sega car la fusion prévue avec Sammy passe mal auprès des actionnaires. Dans le même temps, c’est son concurrent japonais Namco qui se pose en prétendant. Le protocole d’accord avec Sammy semble être jeté aux oubliettes. En mai 2003, coup de théâtre. Sega annonce que des désaccords sur la stratégie du nouveau groupe (avec Sammy), et sur son organigramme, ont entraîné l’abandon du projet. Mieux, l’éditeur, qui profite à nouveau de perspectives financières meilleures, évoque la possibilité de rester indépendant. Plus personne ne comprend rien aux hésitations et aux revirements de Sega qui devient le spécialiste des rapprochements avortés: avec Sammy et Namco mais aussi avec Bandai en 2001… Finalement, en décembre 2003, Sammy devient actionnaire de Sega à hauteur de 22,4%. Et aujourd’hui, la fusion globale est annoncée. Une bonne fois pour toute? On peut le croire. Si Sega a réalisé un bon premier semestre, l’éditeur doit prochainement affronter de nouvelles difficultés. C’est en effet en juin 2004 que tombe l’échéance d’obligations convertibles pour environ 430 millions de dollars. Sega Corp. et Sammy Corp. ont réalisé un chiffre d’affaires cumulé de plus de 400 milliards de yens (2,94 milliards d’euros au cours actuel) sur l’exercice 2003-2004 clos fin mars.


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